GASPARD ROYANT ’17

dimanche, décembre 10th, 2017 par Toorsch

GASPARD ROYANTWishing You A Merry Christmas

L’album de Noël est un passage obligé chez les Ricains, ils l’ont tous fait, de Phil Spector à Elvis Presley en passant par les Beach Boys, et ça continue avec Sia, She & Him, Sufjan Stevens, bref, c’est une tradition qui ne semble pas prête de s’essouffler. En France, nous avons surtout Tino Rossi et pas grand chose d’autre, Dick Rivers avait un projet de disque de Noël, mais de son propre aveu, en Français ça ne sonne pas très bien et bascule vite dans bondieuserie, donc point de réjouissance neigeuse de la part du Niçois. Lire la suite »

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CHRISTMAS SONG5 #2

vendredi, décembre 8th, 2017 par Toorsch

5X WHITE CHRISTMAS

Classique parmi les classiques, « White Christmas » fut également écrit durant les années quarante, d’une main de maître par le grand Irving Berlin. La première version est celle de Bing Crosby, elle figure bien entendu dans cette sélection. Comment faire sans ? C’est une merveille aux doux parfums de chocolat chaud, de pain d’épices et de neige fraîche.

Nous croiserons ensuite les superbes Otis Redding et Sharon Jones, pour deux versions Soul très différentes, suave pour la première, pétaradante pour la seconde. Mais déjà, le Frenchy Gaspard Royant se trouve en embuscade avec une récente interprétation bouleversante de beauté. Enfin, last but not least, Brian Setzer et son orchestre pour une formidable relecture double.

Bonus: Suprême de sensualité avec l’adaptation en français dans le texte de Brigitte.

  1. BING CROSBY
  2. OTIS REDDING
  3. SHARON JONES & THE DAP KINGS
  4. GASPARD ROYANT
  5. THE BRIAN SETZER ORCHESTRA
  6. BRIGITTE (Bonus)

Playlist Deezer

Toorsch’

CHRISTMAS SONG5

jeudi, décembre 7th, 2017 par Toorsch

5X BABY IT’S COLD OUTSIDE

Écrite par Frank Loesser en 1944, cette chanson est un classique du répertoire contemporain des fêtes de fin d’année. Propice au duo, de préférence jazzy, « Baby It’s Cold Outside » donne des envies de feu de cheminée, de bon vin et de charmante compagnie. Quoi de mieux comme excuse que d’être prisonniers du blizzard pour passer Noël sous la couette, bien au chaud ?

Comme beaucoup de chansons de ce genre, « Baby It’s Cold Outside » eut droit à son lot de reprises souvent très inspirées. Difficile alors d’établir une liste exhaustive, mais qu’importe la sélection qui suit n’est que bonheur, douceur et chaleur au sein du froid mordant de l’hiver.

  1. WILLIE NELSON & NORAH JONES
  2. BRIAN SETZER & ANN-MARGRET
  3. SHE & HIM
  4. CEE LO GREEN & CHRISTINA AGUILERA
  5. ELLA FITZGERALD & LOUIS JORDAN

Playlist Deezer

Toorsch’

LAVILLIERS ’08

lundi, décembre 4th, 2017 par Toorsch

BERNARD LAVILLIERS – Samedi soir à Beyrouth – 2008

Entre Kingston et Memphis il y a Beyrouth. Les vibrations profondes et rebelles du reggae et les cuivres de la soul. Lavilliers fabrique un pont d’or entre Tuff Gong et Stax, il coule le béton comme un mafieux italien dans le New Jersey. Il fait monter la sauce à sa manière, il assimile les styles pour en tirer un jus épais, alcool exotique des poètes. « Rafales » de basses rondes, de rêves anarchistes et d’histoires de marins douteux, douteuses histoires de marins de comptoir(s). Et puis Beyrouth un samedi soir, des voitures blindées, des femmes voilées, c’est la guerre toujours. Le reggae plombé, mêlé d’arabesques légères, retranscrit parfaitement ce climat délétère. Les volutes de fumée de douteuses cigarettes roulées grimpent au plus haut pour mieux déchirer le ciel.

Quelques tropiques ensuite, Hugo Chavez, Miami et toujours cette classe ultime du voyageur curieux, du poète observateur et engagé. Celui qui chantait les mains d’or, les barbares, les travailleurs de Saint-Etienne ou de la vallée de la Fensch, gueules d’aciers brûlées par le métal en fusion, n’oublie pas ses racines ouvrières et se paye ceux qui ont privatisé le travail.

Samedi soir à Beyrouth, du grand Lavilliers, du Lavilliers quoi..

Toorsch’

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

dimanche, décembre 3rd, 2017 par Toorsch

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

Sur le mur de la chapelle du village de mon enfance, quelqu’un a gravé au couteau dans la pierre un étrange nom, Alice Cooper. Nous étions mômes et pas vraiment larges d’épaules, nous étions juste une bande d’amis, mais dans la naïveté de l’enfance tout est prétexte à l’aventure. Alors ce nom gravé dans la pierre d’une chapelle aux portes verrouillées avait tout pour devenir un fantasme. Une sorcière anglaise, un fantôme tueur, une créature chimérique ? Chacun y allait de sa petite histoire, de son hypothèse farfelue, tentant de convaincre les autres en invoquant une quelconque caution adulte. Lire la suite »

ONE BEER ONE SONG #2

dimanche, décembre 3rd, 2017 par Toorsch

IMPERIAL NOIRE SAISON FRAMBOISE CHRISTMAS (Baby Please Come Home)

D’abord nous avons l’hiver qui s’installe, la neige, le froid et les illuminations, ensuite une Imperial Stout et enfin une sublime chanson de saison. Concernant le breuvage, c’est un partenariat entre deux brasseurs de talent, L’Agrivoise et La Brasserie de la vallée du Giffre qui trône sur la table. Les deux maisons alliées nous servent une bière d’un noir profond à la mousse dorée, crémeuse et ample en bouche. Si la framboise ne frappe pas les papilles, elle amène une pointe de sucrosité qui donne l’agréable sensation de déguster un chocolat noir fourré au fameux fruit. Un plaisir qui titre à 9, donc forcément un peu traître.

Dans la stéréo, c’est Darlene Love qui pleure les mots de Phil Spector brisant le mur du son. Sans aucun doute la plus émouvante et belle des chansons de Noël. Un joyau pop d’une intensité rare qui épouse parfaitement le nectar fruité qui caresse notre palais. Et la neige ne cesse de tomber.

Toorsch’

ALICE COOPER LYON 01/12/17

samedi, décembre 2nd, 2017 par Toorsch

SPEND THE NIGHT TOUR – AMPHITHEATRE 3000

Ce fut le grand barnum horrifique, un show huilé/électrique avec une setlist d’enfer. Quasiment que des classiques, « Under My Wheels », « Billion Dollars Babies », « No More Mr Nice Guy », « Only Women Bleed », « Poison » et au milieu de tout ça quelques surprises comme « Pain » ou « The World Needs Guts ». Le maître de cérémonie jouit à 70 ans d’une forme olympique, même si la voix n’est plus celle de la prime jeunesse. Le groupe assure et offre aux classiques du Coop’ un écrin actuel des plus délectables. Le Show se divise, comme il est de rigueur chez Cooper, en trois parties distinctes, un premier segment très rock, enchaînant les hits historiques de manière frénétique, un deuxième plus théâtral versant dans l’horreur comico-maniaco-schizo se terminant en apothéose avec ce bon vieux coup de la guillotine, et enfin, retour au rock punchy avec feu d’artifice final sur un « School’s Out » dantesque ! Alice Cooper, redevenu Vincent Furnier, nous salue avec un Vive la France pas anodin et quitte pour de bon la scène de l’amphithéâtre. Toute la salle mâle et femelle est amoureuse, Nita Strauss n’y est pas étrangère.

Spend The Night With Alice Cooper, une proposition que ne se refuse définitivement pas !

Toorsch’

LAVILLIERS ’17

mercredi, novembre 29th, 2017 par Toorsch

BERNARD LAVILLIERS – 5 Minutes au Paradis – 2017

« 5 minutes au Paradis avant que le Diable n’apprenne ta mort », voilà en somme la sentence promise par le morceau-titre, une menace bien étrange pour un homme sans Dieu ! Mais c’est la symbolique qui compte. Bernard Lavilliers a beau collectionner les décennies, il est encore révolté à l’âge où l’on se range, rebelle sans démagogie, il a l’élégance de la classe ouvrière. Il chante Charleroi aujourd’hui comme Saint Etienne et la vallée de la Fensch hier, villes ouvrières détruites, abandonnées, privées de poumons et d’avenir. Les mains d’or ne pèsent plus très lourd sur la balance du Capital. Avec « Croisière Méditerranéenne », il chante les migrants, l’horreur quotidienne, invisible et banalisée, le sourire carnassier des murènes en prime. Les tropiques tropicaux sont bien loin eux aussi, le son se fait plus froid, plus tranchant, plus électrique. La Salsa ne se danse plus, pas même à Cuba, parait-il. Les guitares du soleil percent encore parfois, nostalgiques et mélancoliques, le temps des sublimes « Paris la grise » et « Montparnasse-Buenos Aires ». Mais « Vendredi 13 » évoque un fameux concert…

Maigre espoir en duo pour finir, comme pour nous rassurer, puis Nanard repart sur la route, vivre une nouvelle vie dans quelques pays chauds, mais là-bas aussi, c’est la merde. Le monde est lourd et tranchant.

Lien Deezer

Toorsch’

ETIENNE DAHO – BLITZ – 2017

jeudi, novembre 23rd, 2017 par Toorsch

BLITZ

Ce disque est un peu l’événement musical du moment, Daho est canonisé, vendu comme le « Pape de la Pop », la formule sonne pas mal, ça pète en bouche. Le journaliste, il aime bien ça, la petite formule toute faite, livrée clé en main, celle qui permet de vendre un album comme on vendrait la dernière lessive en date ou l’ultime modèle de smartphone. Oui mais voilà, on aura beau vouloir vendre Blitz comme la dernière lessive en date, forcé de constater qu’il ne lavera jamais plus blanc que blanc. Son psychédélisme noir et néon se chargera de happer l’auditeur dans un vortex lysergique aux parfums vénéneux. Dense, foisonnant d’idées et de trouvailles, Blitz est un album de jeune homme, il pourrait bien être le premier effort d’un obscur combo Australien francophile que cela ne choquerait personne. Il y a de la poussière dans Blitz, du plomb et de la lumière, des ténèbres et des nuages légers. Il y a le monde actuel, vorace et incandescent, il y a l’homme nu sous ses obsessions. Il y a Syd Barrett aussi. Et donc la mort. Du pur rock psychédélique palpitant-exaltant.

Et enfin, la pochette est sublime.

Lien Deezer

Toorsch’

ONE BEER ONE SONG

dimanche, novembre 19th, 2017 par Toorsch

#1 HORS SAISON/DARK SAISON – SAVE IT FOR A RAINY DAY

Sous le manteau, le corps frissonne en cette fin de saison hostile. Les feuilles jaunes et rouges jonchent le sol, soldats battus par le vent. Vestiges collés à l’humidité de l’automne. L’été n’est pas sans fin, il faut se rhabiller et affronter encore la nuit précoce et gourmande. Il nous faut plus de richesse sous le palais, des plaisirs plus forts, plus robustes. Du réconfort. La bière de la Brasserie Correzienne est comme les jours qui s’assombrissent, elle se charge d’arômes puissants, elle évoque la terre humide et les champignons qui peuplent les sous-bois sans pour autant verser dans la caricature d’un automne de carte postale.

Dans les enceintes, du réconfort encore, avec les Jayhawks qui alignent une belle série de chansons pour les jours de pluie. Science absolue de la mélodie en toute simplicité, mais suffisamment solide pour tenir la distance dans la déferlante saisonnière. « Save It For A Rainy Day », parfaitement.

Toorsch’

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