THE CONJURING – James Wan – 2013

dimanche, mars 16th, 2014 par Toorsch

the_conjuring_movie-wide

Grain pelliculaire typique des années 70 (époque durant laquelle se déroulent les événements du film), photographie superbe, angles de caméra et plans séquences absolument fous, The Conjuring de James Wan est déjà plastiquement fort plaisant. Faut bien dire que l’homme n’en est pas à son coup d’essai; à seulement 36 ans, il possède une filmographie à faire pâlir les plus endurcis (Saw 1Dead SilenceInsidious… bref, du lourd). Si son précédent long-métrage, Insidious, explorait déjà le thème de la maison hantée, il le faisait de manière oblique, détournée, volontairement confuse et onirique (le deuxième volet plus axé sur le fantastique confirmera la chose), The Conjuring, lui s’ancre dans le réel et c’est précisément ce qui fait sa force. Tiré d’une histoire vraie, celle de la famille Perron et des « chasseurs de fantômes » Ed et Lorraine WarrenThe Conjuring s’inscrit dans une mouvance très classique du cinéma d’horreur ou plus précisément d’épouvante. Certes le film ne réinvente pas la roue, mais James Wan maîtrise tous les codes du genre, c’est même sa qualité première. Le réalisateur nous surprend toujours en détournant la logique des apparitions de « spectres », plaçant sans arrêt le spectateur en dehors de sa zone de confort. Le fait que la caméra ne soit pas ou très peu omnisciente ajoute à cette impression.

La musique composée par Joseph Bishara est une petite merveille d’ambiance, l’homme avait déjà œuvré sur Insidious et la filiation est évidente. Dissonant, malsain, flippant, ce score classique trouve ses racines dans la plus grande tradition du genre, à la fois Hitchcockien et typé 70’s, un véritable bonheur du nuances et de puissance. Servi par un casting de choix (Patrick WilsonLili Taylor…), The Conjuring brille sur tous les points. Le rythme du film pourra, par contre, désarçonner les spectateurs adeptes de jump cuts façon clip, mais cette lenteur de mise en place est salutaire, puisqu’elle sert l’ambiance; une longue exposition des personnages est nécessaire pour créer l’empathie. Réussir à instaurer un véritable climat de peur est un savoir-faire qui se perd de plus en plus, au profit d’un esthétisme de surface débouchant le plus souvent sur de jolies coquilles vides.

Avec cet opus, James Wan a su conjuguer la forme et le fond afin de nous offrir un film terrifiant, mais surtout une vraie expérience de cinéma. Frissons garantis.

Toorsch’

Publicités

Un commentaire sur “THE CONJURING – James Wan – 2013

  1. La Rouge dit :

    Chouette! Les contes de mon enfance.

Si tu veux, tu peux même laisser un commentaire!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :