PUBLIC ENEMY – Muse Sick-N-Hour Mess Age – 1994

mercredi, mars 26th, 2014 par Toorsch

public enemy 94

Dernier album de Public Enemy avec Terminator X, le génial DJ qui, avec maestria, a mis en musique les quatre premier opus du groupe et lui a offert ce son si reconnaissable. A base de samples et de scratchs de folie, il préparait un bouillant gumbo incendiaire tenant autant du funk que du métal, sur lequel Flavor Flav et Chuck D éructaient un rap militant au flow agressif. Apocalypse ’91… The Enemy Strikes Black, le précédent album du collectif, paru trois ans plus tôt, atteignait les limites de la formule d’origine. Tendu et tranchant à l’extrême, celui-ci marquait comme une sorte d’accomplissement pour Public Enemy, et déjà une métamorphose s’imposait. Lors de sa sortie, Muse Sick-N-Hour Mess Age ne fut que très modérément apprécié par la critique, trop différent et pas très raccord avec son époque, car diamétralement opposé au Gangsta Rap alors triomphant.

Sur ce disque la sonorité est plus chaude, plus moelleuse, plus black; Public Enemy fait le plein de soul pour mieux défendre la cause noire. Gros son qui claque, groove de ouf’ « Give It Up » est un putain de hit, du Hip-Hop à l’ancienne qui tire sa force du vinyle, the real thing. Avec « Bedlam 13:13 » on retrouve un peu du Public Enemy d’antan, mais toujours avec cette identité sonore nouvelle et chaleureuse, assurément plus moderne, personne ne s’en plaindra. « What Kind Of Power We Got? » pose un groove imparable, samplant le « Soul Power » de James Brown, ce morceau est une tuerie rap constamment dans le rouge, un réel moment de bravoure. Toujours en piochant dans le répertoire du Godfather of Soul, le groupe nous balance un « Race Against Time » dantesque, du Hip-Hop speedé bien old school. En fin de galette, « Hitler Day » assomme tel un ultime uppercut dans les gencives, derrière ce titre provocateur se cache en fait une virulente critique des institutions américaines. Le morceau est d’une rare violence, mais celle-ci est plus que jamais justifiée.

Souvent décrié, voire carrément oublié des anthologies, Muse Sick-N-Hour Mess Age mérite d’être réévalué d’urgence. Voici un album plus que jamais utile et d’actualité en ces temps de disettes politique. Public Enemy a fait un véritable travail de mémoire, valable non seulement pour les États-unis, mais aussi pour le reste du monde. De quoi rendre chèvre bien des fachos…

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Toorsch’

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