PRINCE FATTY & THE MUTANT HIFI – Return Of Gringo! – 2011

mercredi, avril 16th, 2014 par Toorsch

Return of gringo

Vous aimez le musique surf, le ska et les bandes originales de Western-spaghetti? Si oui, il y a de fortes chances que ce disque soit fait pour vous, puisqu’il balance nonchalamment ces trois ingrédients explosifs dans un mixeur. Le résultat est un smoothie au goût de terre en forme de faux soundtrack d’un film imaginaire et barré. Le producteur pistolero un peu taré à l’origine du projet se nomme Mike « Prince Fatty » Pelanconi, un gars qui vient du dub et du reggae; cela se ressent dans la sonorité globale de l’album, grasse, ample et chaude.

Nuage de poussière rouge dansant dans la chaleur de l’été, coup de feu dans tous les sens, le « Transistor Cowboy » débarque en ville et ce n’est pas le shérif qui l’arrêtera. L’affaire commence par deux ou trois effets sonores, s’en suit un sec roulement de tambour, puis débarque une guitare surf poursuivie par une rythmique ska; un drôle de mariage qui pourtant fonctionne à merveille. « Black Powder » voit se pointer un siffleur digne d’une oeuvre de Morricone, et pour cause puisque le siffleur en question n’est autre qu’Alessandro Alessandroni en personne, déjà audible sur les bandes originales du grand Ennio, tout de suite ça calme! L’entendre siffler ainsi sur un rythme de ska est un vrai moment de plaisir. « Plague Of Locust » quant à lui traîne ses santiags sur un terrain dub absolument dément qui rappellera les hauts-faits de Lee « Scratch » Perry, carrément. Plus loin, « Way Back Home » accélère un peu la cadence, à la manière du ska skin des Specials, mais coiffé de Stetson, curieux. Retour du siffleur sur « Son Of A Thousand Fathers », dès les premières secondes on imagine volontiers une scène de duel en plein désert. Avec « The Good, The Vlad And The Ugly », nos cowboys se prennent une biture à la vodka, puisque le morceau revisite habilement un standard russe. Ceux qui possédaient une gameboy s’écriront « Eh! Mais c’est la musique de Tetris!!! », très juste. L’album se termine avec un autre classique, mais plus ensoleillé celui-là, « Hava Nagila », déjà repris en son temps par Dick Dale .

Return Of The Gringo! est une belle curiosité intégralement instrumentale, mais également un vibrant hommage au cinéma de genre. Même si au final, il s’avère un peu répétitif, un travers à la fois lié au ska et au surf rock, il eut été difficile de ne pas tomber dedans.

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Toorsch’

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