JACK WHITE – Lazaretto – 2014

mercredi, juin 11th, 2014 par Toorsch

Jack_White_Lazaretto

Deux ans après son premier (et très bon) album solo Jack White III nous revient avec un nouvel opus, toujours en solitaire et en bleu. Après avoir fait causer tout l’internet avec deux singles géniaux et une vidéo de présentation de la version vinyle (Ultra LP) de son nouveau bébé, Mr White nous livre au final un album dans la continuité du précédent. Beaucoup de country et de blues avec un petit truc en plus. Sans rien révolutionner, l’hyperactif de Nashville continu de tracer sa route sur les terres arides de la musique traditionnelle américaine.

D’entrée de jeu, « Three Women » taille dans le blues, c’est que notre homme maîtrise son affaire, ça sent le sud et le bourbon tout droit échappé d’un vieux fût de chêne. Sans jamais être passéiste, ce morceau mélange les genres, tout autant urbain que rural, « Three Women » est un pont en entre le rock de Detroit et le Delta Blues. Sans temps mort, voici que débarque « Lazaretto » et son phrasé rap, une véritable petit bombe bien barré. Le genre de single qui fait toujours plaisir. Avec « Would You Fight For My Love? », Jack White s’offre un hymne vaporeux, drivé par un lointain piano, la chose se déploie dans les volutes de fumée émises par ses chœurs magnifiques. Pour le coup, la surprise est totale et rappelle les grands moments de Get Behind Me Satan.  Dans un registre différent, « Alone In My Home » surprend par son côté insolemment solaire, de la pop ricaine dans toute sa splendeur. Nul doute que ce morceau divisera les fans, mais quel éclat, quelle simplicité salvatrice. Dans un style similaire au morceau-titre, « That Black Bat Licorice » traîne ses santiags usées dans le Brooklyn des Beastie Boys, la réussite est encore une fois totale. Jack White nous offre sa vision du hip hop et elle est limpide!

Au final, même si Lazaretto  n’est toujours pas le grand-oeuvre de Jack White, il n’en demeure pas moins hautement sympathique. Une sorte de jumeau tendu de Blunderbuss, forcément addictif.

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Toorsch’

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4 commentaires sur “JACK WHITE – Lazaretto – 2014

  1. charlu dit :

    Tu me donnes envie avec ce disk, vais accélerer l’écoute.. j’adore les skeud easy sur des bases blues terreuses.. merci THE T

  2. Jimmy Jimi dit :

    Je n’ai pas écouté celui-ci, mais Jack White ne parvient pas à m’émouvoir (comme un Jeffrey Lee Pierce, autre fan de blues). Evidemment, qu’il joue, mais je n’entends pas la fièvre…

  3. Alexandre dit :

    Il m’a réconcilié avec le bonhomme celui-ci. « Blunderbuss » était sûrement très bon, mais il ne m’a pas touché plus que cela. Le côté abrasif et rageur de certains morceaux ici me plaît beaucoup. Et cet espèce de phrasé hip/hop – punk lui sied à merveille. Plus les petites trouvailles sonores distillées ici ou là, et le bel équilibre de la balance homogénéité / éclectisme musical de l’ensemble.

    Les morceaux plus folk, blues-rock ou country ne sont pas en reste. Bref, très bon album, assez classique mais avec une petite touche personnelle en plus, comme tu le décris bien. Pas le meilleur album de tous les temps, peut-être pas son meilleur non plus si on compte tous ses groupes, mais un album très solide de bout en bout. On a tendance à faire la fine bouche en rock, à force d’avoir entendu de l’exceptionnel (comment faire du blues électrique après Hendrix ?). Alors quand un album comme ça sort, autant savourer son plaisir sans trop réfléchir à sa place dans l’histoire du rock.

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