CHRIS ROBINSON BROTHERHOOD – Phosphorescent Harvest – 2014

jeudi, août 21st, 2014 par Toorsch

CRB harvest

Troisième album en même pas deux ans! C’est qu’en plus de jouer une musique que l’on jurerait d’époque (’70), le CRB semble également affectionner le rythme des parutions de leurs glorieux aînés. Chris Robinson (ex-Black Crowes) et Neal Casal prennent visiblement beaucoup de plaisir au sein de ce jam-band tout droit sorti de la cuisse du Grateful Dead, et cela se ressent dans leurs disques, le plaisir est communicatif. Si Big Moon Rituel et The Magic Door exploraient la chose psyché jusque dans ses méandres, ce nouvel opus est bien plus resserré. Sur l’échelle de Jerry Garcia, c’est du côté de Workingman’s Dead qu’il faut aller chercher. 

Avec « Shore Power » le groupe nous sert une sorte de blues-rock speedé, bardé de claviers chelous en guise d’introduction. Si le fantôme du Black Crowes plane encore, celui-ci a troqué son joint de marijuana contre un bon buvard de LSD millésimé. Juste après, « About A Stranger » s’offre des allures de ballades sudistes (avec pédale steel et tout le bordel), dans le viseur le Dead early ’70. Un superbe morceau qui introduit très bien cette tuerie champêtre qu’est « Meanwhile In The Gods », toujours du blues-rock aspergé de country d’une classe folle. Le reste est du même tonneau (« Badlands Here We Comes », « Beggar’s Moon »), les guitares toujours inventives de Casal se tirent la bourre avec les claviers dingo de Mac Dougall tandis que la section rythmique fait le taf sans jamais mordre la poussière. Enfin, Phosphorescent Harvest termine sa course avec une des ces ballades lysergiques qui accrochent l’esprit, « Burn Slow » est hypnotique tel un feu qui brûle au cœur de la nuit et dont les crépitements forment une mélodie. On rêverait d’un sillon infini, mais même (surtout?) les meilleures choses ont une fin.

Phosphorescent Harvest est une capsule temporelle d’une autre époque et les vapeurs d’acide qui s’en dégagent sont enivrantes. En resserrant un peu les brides, le groupe a accouché d’un disque certes moins aventureux que les précédents, mais sans doute plus efficace. Affaire à suivre…

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Toorsch’

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2 commentaires sur “CHRIS ROBINSON BROTHERHOOD – Phosphorescent Harvest – 2014

  1. Jimmy Jimi dit :

    Très jolie chronique de ce superbe disque…

  2. toorsch dit :

    Merci,j’ai beaucoup aimé les deux premiers et pour le coup je ne suis pas déçu… Je ne regrette pas les black crowes du coup.

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