FREDDY, Les Griffes de la nuit – 2010

mercredi, septembre 3rd, 2014 par Toorsch

freddy affiche

Attention ce film est une merde!

Oui! J’annonce la couleur d’entrée de jeu, je sais que ça tue le suspense, mais comme ce film en est totalement dépourvu, ce n’est pas bien grave. Pour mettre les choses au clair, je n’ai rien contre les remakes, bien au contraire, ce sont souvent de très bons films. L’Armée des morts, Halloween ou encore La Colline a des yeux, tous réalisés par des cinéastes malins, je le concède. Je suggère au passage à tous les détracteurs de Remakes et autres Reboots de bien se souvenir que La Mouche de Cronenberg, The Thing de Carpenter ou même Scarface de Brian De Palma sont des remakes, si bons qu’ils ont totalement occulté les oeuvres originales aux yeux du grand public. Mais revenons à notre grand brûlé. Freddy, Les Griffes de la nuit réalisé par Samuel Bayer (dont c’est le premier et seul long-métrage à l’heure actuelle) est le remake du classique de Wes Craven datant de 1984 (Merci Captain Obvious! De rien mon gars), et si les intentions de départ étaient probablement louables, force est de constater que le résultat final est loin d’être à la hauteur.

Le premier point problématique est l’apparence du croque-mitaine. Les créateurs voulaient un Fred Krueger plus réaliste, ce qui n’est pas une mauvaise chose, sur le papier du moins, car à l’arrivée le Freddy nouveau n’est pas spécialement une réussite. Alors certes, le maquillage de Freddy étant directement moulé sur le visage de Robert Englund, vous me direz qu’il est par conséquent moins évident de restyler cette créature que Jason Voorhees ou Leatherface. Oui, c’est vrai, mais il y avait sans doute mille façons de faire les choses autrement et mieux. Là où Robert Englund était flippant, cabotin ou magnifiquement pathétique, Jackie Earle Haley parait soit apathique soit inutilement hystérique. Bien sûr le nouveau maquillage, mélange d’amas de latex et de CGI au rabais, n’aide pas l’acteur dans son jeu, et ce bon vieux Freddy si expressif par le passé semble ici constamment en souffrance. Bref, encore une fois, entre les intentions de base et le résultat final, il y a un gouffre sans fond.

Voilà, voilà.

Voilà, voilà.

Ça va spoiler chérie! 

Deuxième gros point négatif: le scénario. Comment peut-il être aussi décousu? Là où l’oeuvre de Wes Craven était minutieusement pensée, tant au niveau des personnages que dans son déroulement, la nouvelle mouture est parfois totalement incompréhensible. Il en aura fallu de la mauvaise volonté pour en arriver là! C’est dramatique! En chamboulant totalement la ligne narrative, les scénaristes ont littéralement détruit la logique du matériau de base, du coup les réactions des personnages (surtout dans la première partie du film) semblent n’avoir strictement aucun sens. Les protagonistes n’ayant aucune profondeur, il est bien difficile de développer la moindre empathie envers eux. Pour peu on prendrait presque parti pour Krueger si celui-ci n’était pas aussi inconsistant.

Bien entendu, le fan de la première heure retrouvera certaines de ses scènes cultes dans de nouvelles versions à la modernité toute relative. La fameuse scène dans laquelle Freddy « sort » du mur de la chambre à coucher de Nancy est juste un gros doigt à vingt-cinq ans d’évolution dans le domaine des effets spéciaux. Les quelques autres scènes-clés apparaissent en mode random et sont traitées avec un tel dédain qu’il est difficile pour moi d’en parler.

Dernier point scénaristique qui fâche: Freddy est pédophile! Première nouvelle. Oui je spoile, mais ce film est une merde, je vous le rappelle, d’autant que ce twist semi-final n’en est pas un, on le voit venir à des kilomètres tout en espérant que non… mais si! Pourtant la piste d’un Fred Krueger innocent et assassiné dans un délire collectif semble être envisagée à un moment. En voilà une bonne idée, qui pour le coup aurait profondément changé la dynamique du film tout en lui offrant au moins un point positif. Mais non!

La musique elle aussi est ratée (dans la continuité du reste en gros), le compositeur Steve Jablonsky reprend fébrilement et maladroitement le mémorable thème de Charles Bernstein en prenant bien soin de gommer tous les aspects flippants du score d’origine. Aucun intérêt donc.

Seul point positif moins pire, les séquences cauchemardesques sont plutôt bien foutues, la photographie est belle et les effets spéciaux assez convaincants. Le tout est certes un peu propret, mais la plupart des films d’horreur actuels le sont.

Bref, rendez-nous l’original! Robert revient, ils sont devenus fous!

Merde, je n’ai même pas parlé de la distribution!

– En trois mots.

– En un!

– Pas mieux.

– Insignifiante.

– Bravo!

Bande annonce (Youtube)

Toorsch’

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