Digression On Elm Street #1: Des images et des sons

jeudi, février 19th, 2015 par Toorsch

digression 01

De l’importance d’une bande-originale et d’un thème fort. Aussi loin que je me souvienne, les musiques de films m’ont toujours transporté, tout autant que les images, parfois même plus. Dans cette première Digression (à ce stade, je ne sais pas s’il y en aura d’autres, mais dans le doute…), je vais revenir aléatoirement sur quelques ornements musicaux marquants du septième art. Personnellement marquant j’entends, pour la complétude et l’exhaustivité faudra repasser.

Au moment même où j’écris ces lignes, c’est la b.o. du premier Retour vers le futur qui tourne sur la platine. Putain, Retour vers le futur, quel souvenir, je devais avoir quoi, 7 ans, 8 ans? Je ne me rappelle pas bien, par contre je me souviens parfaitement dans quel contexte j’ai vu ce film pour la première fois. Il faisait beau, un oncle me gardait, il avait ramené avec lui une copie VHS de Retour vers le futur (oui, je suis vieux), qu’il s’est empressé d’enfourner dans le magnétoscope. Moi je regardais d’un œil, pas plus captivé que ça, et soudain, la scène du parking, quand la DeLorean apparaît pour la première fois. Pour un gosse, voir cette voiture improbable sortir d’un camion dans un nuage de fumée, c’est mieux qu’un rêve. Et il y a cette musique, épique comme on n’en fait plus, « Tin tindindin tin tin tin », M. Silvestri, vous ne le savez pas, mais vous êtes responsable d’un de mes plus beaux souvenirs musico-cinématographiques.

Personnellement, et ça n’engage que moi, je trouve que cette partition fait jeu égal avec celle de Star Wars. Par contre, en ce qui concerne la trilogie Back To The Future, elle enterre largement la soit-disant fresque spatiale de Lucas. Soyons sérieux deux minutes…

digression 02

Sans transition aucune, A Nightmare On Elm Street. Le titre de cette chronique ne sortant pas du néant (indice), comment faire l’impasse sur la rue Elm (jeu de mot foireux)? Mon premier contact marquant et décisif avec le cinéma d’horreur. Bordel ce qu’il m’aura terrorisé le Fredo avec sa dégaine de vieux cramé et son gant griffu. Mais là encore, la musique y est pour beaucoup, il faut dire que Charles Bernstein n’y est pas allé de main morte. Froid, flippant et synthétique, son score est un modèle du genre. Le thème principal est une véritable carte de visite pour la franchise, et ce n’est pas un hasard si les compositeurs des opus suivants l’ont parfois (souvent?) réutilisé.

Dans le même genre, John Carpenter a fait aussi bien avec le légendaire thème d’Halloween. Mais ayant découvert la franchise bien plus tard, le souvenir est moins vif. Par contre, si vous aimez le travail musical de Big John, je vous conseille vivement son dernier album, ainsi que les rééditions de son catalogue en vinyle chez Death Waltz Records, c’est vraiment du bon boulot.

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Dans le désordre le plus total je citerai également la chanson « Ghostbusters » de Ray Parker Jr, un véritable tube, bien que ce soit un peu l’arbre qui cache la forêt. Dans l’inconscient collectif, ce morceau culte occulte complètement le pourtant génialissime score d’Elmer Bernstein. Une pure musique de science-fiction à l’ancienne qui sied parfaitement aux tribulations de nos casseurs de fantômes favoris et qui participe grandement à l’ambiance générale du long-métrage. A quand une belle réédition du score (enfin) complet en vinyle de couleur dans une pochette gatefold de la mort?

Sacrilège pour les uns, sacrilège pour les autres, j’aime pourtant beaucoup la version rap de Run DMC que l’on entend dans le deuxième volet du diptyque (Ghostbusters restera toujours un diptyque, je refuse par avance de cautionner la future débâcle du reboot/troisième volet/on s’en bat les couilles de cette merde!), c’est une belle réinterprétation du tube de Ray Parker Jr. Même si, sur le moment, l’image de Bad Boys des Run DMC a pris cher…

digression 4

J’ai la tête pleine d’autres souvenirs sonoro-visuels, mais la digression a déjà bien assez duré. Citons pêle-mêle, le travail de Giorgio Moroder sur L’histoire sans fin, la découverte de la tour d’ivoire, le thème des marécages de la mélancolie et bien sûr la chanson-titre interprétée par l’affreux Limahl. Que du bonheur.

En regardant l’étagère de disques, rayon bandes-originales, je me rends compte que j’ai oublié de vous parler du magnifique travail accompli par John Harrison sur le sous-estimé Day Of The Dead de tonton Romero. Encore une musique synthétique oppressante, et ce malgré ses influences caribéennes, il fallait le faire ça. Je ne saurai que trop vous conseiller l’écoute nocturne des vingt minutes que dure la fameuse « Dead Suite », un sommet du genre. De quoi imaginer aisément quelques rôdeurs à votre porte…

digression 3

En voyant la collection de DeLorean miniatures, celle des jouets Ghostbusters ou la réplique du gant de Freddy qui encombrent l’appartement, je me dis que le sujet du prochain Digression On Elm Street est tout trouvé. Mais assez digressé pour aujourd’hui.

Playlist Deezer

Toorsch’

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