BLUES BLUES BLUES AND SOUL! Part IV

lundi, mars 16th, 2015 par Toorsch

greetings-from-new-orleans

CITY OF NEW-ORLEANS

Dans cet épisode, nous ferons ronfler le V8 en direction de la Nouvelle-Orléans, histoire de faire le plein de blues, de rock’n’roll, de soul et de funk. L’appel de la Louisiane est fort lorsque l’on entame une épopée du blues, il y a un truc pas clair là-dessous, une attraction vaudou, un machin de sorcier avec cet ancien état français. Les plumes multicolores des zulus le jour du Mardi Gras, le fumé du gumbo et la musique, si multiple, baignant dans mille cultures différentes. La Nouvelle-Orléans reste malgré les drames et la pauvreté un fleuron de la culture américaine. Une cité bien à part possédant une vie propre et une âme intouchable que les promoteurs-fossoyeurs, ces chiens, n’auront jamais.

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FATS DOMINO – This Is Fats – 1957

Fats Domino est une figure légendaire de la Nouvelle-Orléans, aujourd’hui encore à l’âge de 87 ans, il demeure très actif dans la vie culturelle de la ville. Un grand monsieur.

This Is Fats enregistré en 1957, durant l’ère Imperial Records, est un des nombreux grands albums de Fats Domino, à la fois profondément blues et énergiquement rock’n’roll. Le pianiste peut tout et il ne s’en prive pas. Tout ici est divin, de la première note de « The Rooster Song » à l’achèvement de « You Know I Miss You ». Fats Domino a une manière bien à lui de faire sonner la musique, tout en contradiction, on trouve chez lui beaucoup de légèreté, mais toujours rattrapée par un blues d’une grande profondeur.

L’influence de l’homme est énorme, des Beatles à Dr John en passant par Eric Clapton, tous se réclament un peu de lui. Récemment, Fats Domino a fait un bouleversant caméo dans la troisième saison de la série Treme, en y interprétant « Blueberry Hill ». Treme qui est au passage l’une des plus belles choses que la télé américaine ait créée.

Lien Deezer (compilation)

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DR JOHN – Dr John’s Gumbo – 1972

Bien sûr il y a Gris-Gris, le plus vaudou et viscéral des albums du bon docteur, mais même si ce coup d’envoi est magistral, son prisme est trop maigre pour représenter honnêtement toute la culture de la Nouvelle-Orléans. Dr John’s Gumbo quant à lui est une déclaration d’amour à la ville, composé presque uniquement de poids lourds du répertoire local.

Débutant avec « Iko Iko », un classique du Mardi Gras composé par James « Sugar Boy » Crowford, que Dr John interprète comme à l’origine en Créole Louisianais, l’album se poursuit dans la même veine avec « Big Chief », « Blow Wind Blow » ou « Let The Good Time Roll ». Que du nectar d’origine contrôlée garanti sans additifs inutiles.

Le plat ne serait pas complet sans une relecture du fameux « Tipina » de Professor Longhair, peut-être la plus belle définition musicale que l’on puisse faire de New Orleans. « Huey Smith Medley » tout comme « Tipina » nous rappellent (si besoin était) que Dr John est un pianiste grandiose, l’entendre s’éclater ainsi sur de si belles compositions est un plaisir de chaque instant.

Merci pour la piqûre de rappel Docteur…

Lien Deezer

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THE METERS – Fire On The Bayou – 1975

Hommage des Meters à leur ville, Fire On The Bayou est un album qui transpire la Nouvelle-Orléans dans chacune de ses micro-secondes. Parue en plein été 75, la chose débarque à point pour incendier les marais du bayou, le son est chaud, rond, parfait pour le groove naturel de la formation. C’est un produit 100% maison, enregistré sur place par des musiciens du cru.

Hommage certes, mais en pleine phase avec son temps, Fire On The Bayou est ce genre de disque qui crée des ponts entre les époques. L’ancien, le neuf, le passé, le futur, tous dans le même bouillon. Il suffit d’écouter le morceau-titre pour bien se rendre compte de l’envergure de la chose. Gros son funk, rythme africain et savoir faire local, impossible de résister bien longtemps à ce feu sonore. Il en va de même pour l’incandescent « Love Slip Upon Ya », une tournerie soul-funk comme seuls les Meters savent en faire.

A côté de cela, on retrouve quelques véritables déclarations d’amour à la cité. « Talkin’ ‘Bout New Orleans », « They All Ask’d For You » ou « Mardi Gras Mambo », rien que du vivant, du vibrant et du dansant. Avec des guides touristiques comme les Meters, l’état de Louisiane peut bien fermer ses offices de tourisme, ça ne changera strictement rien.

Lien Deezer

Nous laissons ici la Louisiane, une étape-clé dans notre périple. Le chauffeur m’indique ne pas connaître pour l’instant la prochaine destination, mais il y a encore tant à voir. Comme on le dit si bien à la Nouvelle-Orléans: Laisse le bon temps rouler..

Toorsch’

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