ISRAEL NASH’S NIGHTS AND DAYS

samedi, novembre 14th, 2015 par Toorsch

israel nash

Pour bien aborder Silver Season, le nouvel album d’Israel Nash, il faut revenir deux ans en arrière et remonter jusqu’à Rain Plans, son précédent effort studio, tant les deux disques sont complémentaires, jumeaux clairs-obscurs, nés sous l’empire du folk à la cool, façon CSNY.

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ISRAEL NASH’S RAIN PLANS – 2013

A la recherche de la pluie, perdu au beau milieu d’un désert aride, un plein sac d’herbe mexicaine dans les mains. Des images oranges, comme la pochette du disque, un sentiment d’engourdissement, un long glissement vers le bien-être. Israel Nash n’est pas juste un disciple de Neil Young, un copycat de plus, c’est un créateur d’ambiance, un véritable cinéaste musical. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec le Loner, tant la voix est proche, le style aussi, lorgnant du coté du Crazy Horse, mais plus apaisé.

Dès les premiers accords de « Woman At The Well », la chose sonore agit tel un shoot d’endorphines. Nous sommes en terrain connu, on plonge dans ce folk solaire comme on retrouverait un vieil ami trop longtemps éloigné. Tout semble flotter, le temps est en suspension et l’herbe fait planer très haut. « Just Like Water » poursuit dans la même voie, le mid-tempo indéboulonnable, quelques notes d’harmonica font craqueler les parois, mais la formation tient bon. Elle avance à la recherche de la pluie, lentement. Rien ne presse vraiment, la musique agit comme une douce transe, « Who In Time ». Le moteur gavé de pedal steel miraculeuse, de guitares noyées dans l’écho et d’une rythmique à toute épreuve, la caravane d’Israel Nash traverse le désert jusqu’aux premières heures de la nuit, « Rexanimarum » s’ouvre à toutes les possibilités.

Lien Deezer

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ISRAEL NASH’S SILVER SEASON – 2015

Si Rain Plans est diurne, Silver Season est nocturne. Peut-être est-ce là une pure vue de l’esprit aiguillée par l’esthétique des pochettes, mais le sentiment persiste écoute après écoute. La messe semble plus volontiers dirigée vers le ciel étoilé que vers l’astre de feu. Israel Nash n’a pas changé sa formule d’un iota, il s’est contenté de l’affiner et de la rendre plus cosmique encore. D’où cette impression d’espace lointain, de trip plus puissant. La weed continue de crépiter sous le papier.

« Willow » nous accueille dans la nuit sur une tromperie avec un étrange orgue semblant perdu dans sa boucle, mais rapidement le folk stellaire reprend ses droits et l’affaire se met en branle, toujours aussi brillamment. « The Fire And The Flood » ne fait que confirmer que le songwriter prend de la puissance, s’émancipant lentement de ses maîtres. Avec « LA Lately », c’est les lumières de la ville qui s’entrechoquent dans le lointain, puis viennent percuter les cerveaux engourdis et enfumés comme des milliers de minuscules météores. Encore une fois Israel Nash nous transporte loin, très loin, dans la nuit silencieuse tout juste déchirée par quelques échos de pedal steel.

Pour finir en beauté, « The Rag & The Bone Man » s’ouvre aux premières lueurs de l’aube et ainsi boucle la boucle dans un générique de fin magnifique. Il ne reste qu’à revivre l’aventure une nouvelle fois et remettre Rain Plans sur la platine…

Lien Deezer

Toorsch’

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