LES COWBOYS FRINGANTS – Octobre

mercredi, novembre 18th, 2015 par Toorsch

CF_Octobre

Ils auront pris le temps pour le peaufiner ce neuvième album (si le compte est bon), nos vaillants Cowboys Québécois. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la longue attente est amplement récompensée. Car annonçons-le tout de suite, sans plus de suspense, Octobre est peut-être le meilleur disque publié par les Cowboys Fringants à ce jour. Le plus abouti en tous cas, même si proche dans le ton de Break Syndical.

Ce qui frappe d’entrée de jeu avec ce nouvel album, c’est sa production ample et puissante, ainsi que les orchestrations plus aventureuses qu’auparavant, en témoigne le blues profond qui s’échappe rageusement du lourdement plombé « Les vers de terre ». Jamais les Cowboys Fringants n’avaient aussi bien illustré leurs propos qu’ici. De même que « Mon grand père » semble plus englué dans les marécages de Louisiane quand dans la neige du Québec. Tandis que « Marine Marchande » lorgne du côté des Pogues avec un fort parfum d’Irish Whiskey et de Rhum, la plus belle chanson sur un couple paumé depuis « Fairytale Of New-York », carrément. Pour le reste, c’est du Cowboys Fringants millésimé, avec son lot de coups de gueules (« So So », « La La La »), de portraits touchants (« Pizza Galaxie », « La dévisse ») et de poésies du réel (« Les feuilles Mortes », « Octobre »). En gros, une belle collection de tounes bien troussées à l’ancienne.

Pour finir sur une note strictement personnelle, je dirais qu’ Octobre est mon album mercurochrome du moment, il a beau venir du froid, il souffle le chaud.

Lien Deezer

Toorsch’ 

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2 commentaires sur “LES COWBOYS FRINGANTS – Octobre

  1. Sachet dit :

    Excellent Cowboys c’est clair, le retour de l’accent typique de nos cousins américains, sur des textes somptueux, ça valait la peine d’attendre un peu.
    Je m’étonne que tu ne cite pas la superbe « pub royal », qui doit jouxter la ruelle Laurier. Elles ont le don de m’alourdir le coeur a chaque écoute, j’y trouve quelque chose de nostalgique (les cowboys le sont toujours) et d’épique a la fois. Comme un combat tranquille, une force énorme qui s’impose en douceur. Quand Karl prend cette voix sombre et posée, je devient tout chose.
    Ça tourne pas mal chez moi en ce moment, en alternance avec l’ENORME feu! Chatterton

    • toorsch dit :

      Je voulais parler de Pub Royal à la base, mais finalement il se trouve que non, je me suis fait la remarque une fois la chronique faite. La mélodie est proche de Ruelle Laurier, mais plus désabusée, moins de prise de puissance. C’est beau et c’est une chanson de Karl, il y a sa patte.

      Tu deviens tout chose car: Léopold. Voilà tout.

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