La Nuit hallucinée 4

dimanche, décembre 13th, 2015 par Toorsch

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Le 12 décembre 2015 s’est tenue au Comoedia de Lyon la quatrième édition de la Nuit Hallucinée et c’était foutrement bien. Au programme de cette anthologie du « cinéma-autrement », quatre longs-métrages, des courts et des Cuts. Le tout soigneusement sélectionné par les équipes de Nanarland et Hallucinations Collectives.

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THE VIRGIN PSYCHICS de Sion Sono (2015)

Film japonais de 2015 avec de jeunes vierges possédant, comme son nom l’indique, des pouvoirs psychiques. Comment parler de Virgin Psychics sans lui nuire? Disons, pour synthétiser fortement, que c’est une sorte d’Avengers ado sauce nippone avec des tonnes de nichons, de petites culottes et des plans libidineux à l’extrême. Pour être franc, je n’ai jamais vu autant de dessous féminins à la minute, même dans les plus lourds des boulards… Bien sûr, ce n’est pas déplaisant, faudrait être sacrément faux derche pour dire le contraire, mais on frise parfois le trop plein. Trop de crème sur la crème monsieur Sion.

Bande-annonce.

En résumé voici ma critique du film:

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J’AI AVORTÉ… MONSIEUR LE PROCUREUR de Rob Houwer (1971)

Une bien étrange bobine teutonne du début des années 70. Si à la base les intentions du film et de son réalisateur sont louables, puisque c’est un plaidoyer pour le droit à avortement, bah… comment dire… le résultat final est au mieux bancal, au pire carrément racoleur.

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J’ai avorté… Monsieur le procureur s’adresse clairement à la gent masculine de l’époque. Sous couvert de sensibiliser « l’homme moderne » à la condition féminine,  Rob Houwer accumule les scènes érotiques et les situations glauques. Un film à sketchs qui dénonce tout en permettant aux mâles de se tripoter le bretzel en buvant une bonne Bitburger.

Si aujourd’hui, J’ai avorté… Monsieur le procureur nous fait marrer, car complètement désuet et franchement à côté de la plaque, il demeure profondément glauque.

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L’HOMME PUMA de Alberto De Martino (1980)

Mythique Nanar rital (avec un grand N), surfant sur le succès du premier SupermanL’Homme Puma est un authentique chef-d’oeuvre d’une autre forme de cinéma. Un cinéma dans lequel le moindre semblant de cohésion et d’esthétisme serait proscrit. Mal joué, mal écrit, mal monté, totalement absurde, faussement philosophique, et pour couronner le tout, le film baigne dans une pensée New-age totalement ridicule. Bourré de répliques cultes telles que la maxime « Chaque homme est un dieu, chaque homme est libre! », ou encore, « Ce n’était pas un homme, on aurait dit que c’était un félin qui volait ». Comme à l’accoutumée, le doublage français magnifie un peu plus la chose… Mais au final, ça fonctionne étonnamment bien pour un nanar.

Mieux qu’un long discours, qui ne serait de toute manière pas à la hauteur de ce sommet du 7ème art et demi, voici un lien vers le film, en entier et en VF s’il vous plait. Ici.

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DEMONS de Lamberto Bava (1985)

Last but not least: Demons, l’incroyable série B de Lamberto Bava. Le seul film de la sélection que j’avais déjà vu, plusieurs fois même. Non monsieur! Je n’ai pas honte, j’aime le cinéma quand il vibre de la sorte!

Surfant sur la vague des films de zombies initiée par Romero, Lamberto Bava, fils de Mario, comme quoi le talent peut sauter une génération, nous livre un des longs-métrages les plus prodigieusement débile de l’histoire du cinéma. Les personnages sont stupides, le scénario n’a strictement aucun sens (portant co-signé par Dario Argento), mais surtout, Demons renferme l’un des plus beaux Deus Ex Machina de toute l’histoire du Deus Ex Machina. Et vous savez quoi, même là, le film se vautre!

Mais malgré tout cela, Demons est putain de cool. C’est un vrai film de cinéma de minuit et le voir au cinoche, projeté en 35 mm usé, un dimanche à 4 du mat’ en compagnie de potes, fut une expérience des plus divines. Ma cinéphagie en ressort toute émoustillée.

Bande-annonce

Mais La Nuit Hallucinée, ce n’est pas que des longs-métrages, des courts (très cool au passage), des cuts (en voici un bel exemple) ou des interventions riches en informations primordiales, c’est surtout et avant tout une ambiance de folie. Une nuit hallucinante en somme…

Toorsch’

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