A Sonic Space Travel

lundi, février 22nd, 2016 par Toorsch

alpha

Transmission # 21242369

Action______Étude thématique

Sous Action___Créations sonores 

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Deux œuvres, une thématique et près de trois décennies les séparant. L’idée n’est pas de les opposer sur des critères esthétiques ou qualitatifs, mais bien d’en saisir les points communs, la filiation, l’héritage.

La musique électronique des années 70 possédait ce côté futuriste et naïf qu’il lui manque parfois cruellement aujourd’hui. Elle était tournée vers l’espace et/ou les innovations technologiques, de par sa nature d’abord, la technologie étant au cœur même de la création, mais aussi au travers de l’imaginaire inédit qu’elle générait et génère encore chez l’auditeur. Temps X. Elle était optimiste souvent, sur le progrès et les découvertes, en parfaite corrélation avec son époque. Jarre, Kraftwerk, Tangerine Dream et bien sûr Vangelis (pour ne citer que les plus célèbres), tout ça c’était de la science-fiction auditive. La course à l’espace, la guerre froide, le nucléaire, de dystopies en utopies, tous ces glorieux 33 tours formaient une bande-son idéale. Si par la suite, la Techno, la House et tous ses sous-genres ont majoritairement troqué les mondes de l’imaginaire pour le seul divertissement, c’est sans doute car, connement, l’an 2000 n’a pas tenu ses promesses. Elle est bien triste cette époque, les voitures ne volent toujours pas, l’homme n’a pas posé les pieds sur Mars, alors ne parlons même pas de galaxies plus ou moins lointaines, la téléportation demeure un doux rêve et j’en passe. A contrario, alors qu’il est aujourd’hui possible de créer avec des outils nomades, d’émuler tous les Moog de la création avec un simple smartphone, une certaine forme de créativité semble à jamais perdue. L’absence de limitations techniques tend paradoxalement à brider la création. Est-ce dû au manque d’interactions réelles entre l’homme et la machine? En voilà une cruelle ironie.   

Heureusement certains jeunes artistes s’offrent un joli retour en arrière, une bonne grosse régression sur fond de synthétiseurs qui tâchent et de nostalgie gourmande. Jeux vidéo, bandes dessinées, cinéma horrifique et fantastique sont autant de moteurs pour cette nouvelle scène electro que l’on a bien du mal à nommer, et dont le pape semble être John Carpenter. Ils sont beaux les Perturbator, Voyag3r, Carpenter Brut, Power Glove, sans oublier les « pionniers » de Pittsburgh, les forts justement intitulés Zombi. Musique façon Goblin/Carpenter/John Harrison, utilisation d’antiques synthétiseurs, le tout sur les terres de Romero, il eut fallu être con pour choisir un autre blase.

vangelis

VANGELIS – Albedo 0.39 – 1976

L’ Albedo est le pouvoir réfléchissant d’une surface. Il est utilisé en astronomie pour se faire une idée de la composition d’un corps trop froid pour émettre sa propre lumière. L’Albedo (de Bond) maximal est de 1, celui de la planète terre est de 0.39. Un grand merci à Wikipedia et aux notes de pochette de l’album. Albedo 0.39, le pouvoir réfléchissant de notre belle planète donc. Nous tenons ainsi le parfait point de départ pour un voyage spatial.

Dès les premières séquences synthétiques de « Pulstar » (sans doute un croisement des termes Pulsar et Star), l’auditeur est pris dans un tourbillon de sons presque hallucinatoires. Long crescendo entrecoupé de furieuses salves électriques, le morceau semble témoigner de l’absolue violence du voyage spatial. Plus documentaire que fiction donc. « Mare Tranquillitatis » évoque la Mer de la tranquillité, cette région lunaire située sur la partie visible de la lune, on y entend des extraits sonores issus de l’alunissage d‘Apollo 11. S’en suit le chaotique « Main Sequence », une sorte de jazz electro assez déroutant de prime abord. « Sword Of Orion » est plus paisible, évoquant la constellation du même nom, cette composition fait office de rampe de lancement pour l’autre grand sommet de l’album: « Alpha » pour Alpha du Centaure (voir photo). Nous sommes maintenant loin, dans un autre système solaire. Ce morceau est typique du « rock spatial » qui se faisait à l’époque, très cinématographique. Une vraie machine à rêves. Pour finir, « Albedo 0.39 » nous fait la fiche technique la plus complète possible de notre bonne vieille Terre, le tout sur des nappes de synthétiseurs bien planantes. Un atterrissage tout en douceur après un voyage loin d’être de tout repos.

Lien Deezer  

zombi

ZOMBI – Cosmos – 2003

« Live Dead Undead from Pittsburgh, Pennsylvania, here comes the Zombi !!! » Très loin des l’illustres Zombies, fleurons British des 60’s, le duo formé par Steve Moore et Antony Paterra donne plus volontiers dans la synthwave rétro-futuriste à tendance post-rock que dans la pop raffinée.

Le Cosmos désigne l’univers, et plus encore que le disque de Vangelis, ce premier LP de Zombi a la tête dans les étoiles. Ici chaque titre porte le nom d’une constellation. Orion, Cetus, Cassiopeia, Serpens, Gemini, Andromeda et Taurus sont autant de destinations possibles.

« Orion », quelques nappes de synthé, un motif récurrent, une basse façon Pink Floyd, et c’est le grand show spatial qui démarre. « Cetus », les boucles tourbillonnent, gauche, droite, gauche, droite, hypnotisantes (une expérience à vivre au casque), tandis que la rythmique organique cogne fort, la machine s’emballe, le titre fonctionne aussi et surtout grâce à sa démentielle montée en puissance. « Cassiopeia », cette fois la machine a définitivement pris le contrôle, l’humain semble absent de cet inquiétant interlude. On jurerait « Serpens » échappé tout droit d’un bootleg de John Carpenter, tant il fonctionne sur les mêmes motifs. Minimaliste et répétitif, le morceau ne se dilue jamais et reste fluide, même quand la rythmique pachydermique vient troubler la science de l’électronique. « Taurus », le final, semble vouloir nous perdre dans une boucle infinie, c’est de loin la composition la plus abstraite de Cosmos. Un peu à la manière de 2001 ou de Interstellar, le dernier acte sème le trouble, jette le doute…

Lien Deezer

…mais ce n’est là, que pur fantas

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Toorsch’

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