TURBOKRONIKCINÉ #5

mercredi, août 10th, 2016 par Toorsch

loveandmercy

LOVE & MERCY – 2015

Un film de Bill Pohlad

Avec John Cusack, Paul Dano et Elizabeth Banks

Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

Ce que nous propose Bill Pohlad au travers de Love & Mercy, c’est avant tout un biopic différent, très éloigné des critères hollywoodiens habituels. Sur le fond comme sur la forme, le film s’affranchit radicalement des codes du genre, à la différence de beaucoup d’autres biographies filmiques (Walk the Line, par exemple), Love and Mercy ne contorsionne que très peu la réalité, c’est la structure du long-métrage qui s’adapte à elle et non l’inverse. Voilà pour la première bonne surprise. La seconde vient des acteurs incarnant chacun un Brian Wilson différent, celui des années 60 et celui des années 80. Car oui, le film se déroule conjointement sur deux époques, avec de nombreux allers-retours. Paul Dano redonne littéralement vie au jeune Beach Boy, alors en plein pic créatif, poussant très loin le mimétisme. Quant à John Cusack, il est bluffant de crédibilité, captant chaque mimique d’un Brian malade et shooté par Eugene Landy (excellent Paul Giamatti), son diabolique psy. Quand l’acteur disparaît derrière le personnage malgré les différences physiques. Enfin, pour parfaire le casting, Elizabeth Banks campe une Miranda Ledbetter sublime. C’est la femme forte par qui la vie rejaillira, pas un simple faire-valoir. Et bordel, ça fait du bien!

Le film est beau, contemplatif parfois, onirique autant que tristement réaliste, l’image possède du grain, la lumière irradie et l’obscurité dévore.

Au final, le seul défaut de Love & Mercy est sans doute son manque d’accessibilité pour le profane, certaines références et personnages secondaires ne sont pas forcément explicités. Il faut connaitre son petit Beach Boys illustré sur le bout des doigts pour bien saisir chaque nuance des reconstitutions historiques, notamment les scènes en studio (véritable régal au passage). 

Love & Mercy est un hommage à la hauteur de l’homme et de son immense talent.

B.A (Youtube)

Toorsch’

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3 commentaires sur “TURBOKRONIKCINÉ #5

  1. devantf dit :

    Super, je l’avais mais il me fallait une envie. (je fini lentement MELANCHOLIA de Lars Von Trier) mais m’sieur Toorch, et la musique? Il y en a un peu (comme de la pomme dans les tontons flingueurs)? Parce que la musique, tu nen dis rien

    • Toorsch dit :

      Je sais je sais, j’ai hésité puis je me suis dis, la musique coule de source, cool de source? Alors n’en parlons pas donc la chronique. Elle englobe le film, et même le très discret score contient des portions de l’oeuvre de Brian…

      Donc oui je n’en parle pas…

      Tu l’as visionné enfin?

      • devantf dit :

        Ben non, j’attendais une motivation… J’en avais déjà une: Brian Wilson. Maintenant ton papier… reste qu’il faut que je trouve le temps. Autant je peux rester des heures à écouter de la musique et faire – ou pas – autre chose. Autant devant la TV deux heures maxi, et encore; MELANCHOLIA je l’ai partagé en deux visionnages… Ensuite j’ai accroché à la série THE NIGHT OF.

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