TURBOKRONIKCINÉ #7

vendredi, septembre 2nd, 2016 par Toorsch

Instinct_de_survie

THE SHALLOWS – INSTINCT DE SURVIE – 2016

Un film de Jaume Collet-Serra

Avec Blake Lively, Blake Lively, Blake Lively et Sully « Steven » Seagull

Nancy surfe en solitaire sur une plage isolée lorsqu’elle est attaquée par un grand requin blanc. Elle se réfugie sur un rocher, hors de portée du squale. Elle a moins de 200 mètres à parcourir à la nage pour être sauvée, mais regagner la terre ferme sera le plus mortel des combats…

En préambule, un petit mot sur la petite grogne que génère le film: Oui, Instinct de survie porte préjudice à ce magnifique animal qu’est le requin. Le pauvre n’avait pourtant pas besoin de ça. Et s’il est grand temps de réhabiliter le squale, et répéter au besoin qu’il n’est pas le monstre marin que l’on croit, la démystification n’interdit pas pour autant le grand spectacle. Et j’ose imaginer que le spectateur saura faire la différence entre la réalité et la fiction.

Ce qui frappe d’emblée c’est l’extrême beauté du film, profitant à plein de son décor idyllique. Saturée de soleil et d’une lumière presque irréelle durant l’introduction, l’image se fait froide et malsaine dès que la menace entre dans la danse. Le paradis apparent, le magnifique spot secret pour surfeurs, se révèle être un véritable enfer sur terre. Le film fonctionne ainsi sur les contraires, y compris dans l’utilisation de la musique (très mauvaise d’ailleurs). La grosse scène de surf en début de bobine est un exemple du genre, alternant les phases en surface, innocentes, assourdissantes et les passages sous-marins, profondément silencieux, annonçant la bataille entre deux mondes qui se trame. Ambiance.

Le film repose intégralement sur son héroïne, et c’est la belle surprise, Blake Lively est très crédible (c’était pas gagné). Elle offre un beau panorama de sentiments, le tout avec une justesse assez inédite. Ceci dit, elle est soutenue dans son aventure par le grandiose Sully “Steven” Seagull, la mouette, qui fait ici ses débuts fracassants au cinéma. Comme tout bon Jaws-Like qui se respecte, Instinct de survie possède son combat final dantesque, aussi impressionnant qu’il est absurde. Absurde est ici un gage de qualité.

Jusqu’ici tout va bien… C’est plutôt classe et tout, seulement voilà, et même si on le sent venir à dix mille kilomètres, la dernière scène gâche franchement la fête. Mielleuse, si pleine de bons sentiments en mode America America “ta maman serait fière de toi”… Car oui la mère de l’héroïne est décédée, drame! Le tout noyé sous du Sia, la Rihanna du pauvre, à plein volume, ça fait beaucoup d’un seul coup!

Mis à part la toute dernière scène, Instinct de Survie est un bon divertissement d’été, ne souffrant d’aucune carence de rythme malgré son concept. Bien au contraire.

BA (Youtube)

Toorsch’

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