SONGS #2 LE MARCHÉ AUX PUCES

samedi, mars 18th, 2017 par Toorsch

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LE MARCHÉ AUX PUCES ou l’ultime incarnation américaine de Joe Dassin

Il y a dans la longue discographie du plus américain des chanteurs français, un album oublié, un trésor caché. Son dernier, le bien nommé Blue Country. Nous sommes en 1979 et le chanteur de charme las de jouer les chanteurs de charme s’est remit à chanter les chansons qu’il aime réellement, des chansons profondément américaines. Ainsi, piochant dans le répertoire marécageux du conjuré Tony Joe White, l’adaptant en français ou le reprenant tel quel, dans la langue d‘Elvis, Joe Dassin s’offre un retour aux sources de première classe. Exit les bluettes, il est grand temps de faire parler la poudre. Comme dans un western qui prendrait place en Louisiane, la faune qui habite les chansons de Blue Country est au mieux atypique, au pire franchement barge, comme cette salope d’Anna Lee et son Shérif de père.

Mais venons-en au sujet de cette chronique, la seule chanson de l’album qui ne soit pas une adaptation, la dernière. Intitulé « Le marché aux puces », ce morceau est l’exact opposé de ce que chantait Joe Dassin depuis une bonne décennie. Terminés les hymnes pour cœurs brisés qui remplissaient certes le tiroir-caisse, mais qui dit-on, l’emmerdaient profondément. Fondamentalement il est toujours question de relation en fin de vie, mais ici le couple ne s’est jamais aimé. Ainsi, le narrateur ne regrette pas la perte de l’autre mais au contraire sa rencontre avec l’autre. Une rencontre comme pour passer le temps, une vie comme pour passer le temps. Et finalement le temps fait ce qu’il a à faire, il passe. Tristement. La chanson s’achève ainsi:

« Notre lit n’est qu’un lieu où nos corps se reposent, on n’est presque content de partir le matin, et nos vies se sont faites à leurs métamorphoses, elles n’étaient pas grand chose, elles n’ont plus l’air de rien… » 

Petite anecdote pour finir, histoire de boucler la boucle, « Le marché aux puces » sera adapté en anglais l’année suivante par Tony Joe White himself sous le titre « The Guitar Don’t Lie », et Joe Dassin le chantera une nouvelle fois.

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Toorsch’

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