TURBOKRONIKCINÉ #11

samedi, juillet 8th, 2017 par Toorsch

DERNIER TRAIN POUR BUSAN 

Un film de YEON SANG-HO réalisé en 2016

Avec GONG YOO, SOO-AN KIM et des tas de zombies/contaminés dans un train construit par Alstom et vendu à la Corée.

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité…

Au mitan de la décennie précédente les zombies/contaminés ont déboulé dans la culture populaire telle une horde affamée sur le dernier humain en bonne santé dans la ville. Pour le meilleur mais souvent pour le pire. N’est pas Romero qui veut. Quelques rares petits malins ont su s’approprier les codes du natif de Pittsburgh pour mieux les détourner. Edgar Wright avec Shaun Of The Dead ou Danny Boyle avec 28 Days Later restent sans doute les exemples les plus marquants. De ceux qui laissent des traces dans l’histoire du cinéma avec un grand Z. L’un pour son humour British, l’autre pour ses contaminés ultra-véloces (un point de discorde pour bien des zombiphiles).

Dernier train pour Busan est le film de zomblards que je désespérais de voir. Une galerie de personnages forts, un propos politique digne du Romero de la grande époque et une maîtrise de la tension absolument dingue. Bien sûr la trame du long-métrage n’est pas révolutionnaire, ainsi un habitué du genre pourra dès le début deviner qui va survivre ou pas. Mais l’important n’est pas tant l’histoire que l’on nous raconte que la manière dont elle nous est racontée. L’écriture, le rythme, l’intensité. Sur tous ces points, Yeon Sang-Ho frappe très fort. Le train lui n’est qu’un « truc » mis en place pour servir à la mécanique du film. Et ça marche foutrement bien.

Dernier train pour Busan est un Rollercoaster ne s’arrêtant jamais, bien que dégageant quelques rares moments de répit, pour foncer vers un climax extrêmement puissant. Une véritable leçon de cinéma. Je n’avais jamais pleuré devant un film de zombies et je ne pensais pas le faire un jour.

B.A Youtube

Toorsch’

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2 commentaires sur “TURBOKRONIKCINÉ #11

  1. Ce qui est assez gonflant, du moins usant pour ma part, dans le scénario c’est l’aspect mélo qui en ressort. Je me doute qu’il faille pour plaire au plus grand nombre s’adapter mais là, c’est assez lourd quand même… A nous faire regretter les personnages typiquement stéréotypés des 80’s.

    • Toorsch dit :

      Je ne trouve pas cela particulièrement mélo, plus humain que mélo dans tous les cas. La relation pere-fille est très bien rendue.

      Et justement le fait que le film ne soit pas embourbé dans un héritage lourd est sa grande force.

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