LES NOUVEAUX BARBARES

vendredi, novembre 3rd, 2017 par Toorsch

LES NOUVEAUX BARBARES

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Plus de cités tranchantes pour leur donner le sein.

Les nouveaux barbares vivent sous l’éboulis,

De la montagne “Dollars” fragmentant les acquis.

La calamine s’enfonce dans les poumons,

Recouvrant la ville d’une crasse trop lourde.

Le nouveaux barbares n’ont plus de noms,

“Fouteurs de bordel”, anonymes sacrifiés.

 

Les barbares aujourd’hui ne sont plus révoltés,

Qu’ils se taisent maintenant ou se taisent à jamais.

Le noir de la graisse comme unique couleur,

Quand la gueule remplace un visage qui meurt.

Anonymes, ils avancent en étrange procession,

Vers une église vide pour le grand enterrement.

La fosse commune comme seul horizon,

Les barbares aujourd’hui se fondent dans le ciment.

 

Plus d’amour ni de tropiques fantasmés,

Maintenant la “Zone” s’étend à perte de vue.

Plus de pays dociles pour apprendre à rêver,

On paye le prix fort pour un petit bout de rue.

Les barbares aujourd’hui ont laché le trottoir,

Écoeurés par le spectacle du vide.

Le rythme absent du laminoir,

Percussion morte sans chaleur torride.

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Pas même un fardeau à porter.

En plein cœur, l’acier a frapper,

Il a tué.

Toorsch’

En écho à Bernard Lavilliers et en hommage à la métallurgie française.
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