WHAT’S NEW PUSSYCAT ?

samedi, mars 31st, 2018 par Toorsch

Bon, voilà l’idée, dorénavant les nouveautés musicales seront traitées par blocs (Soviétiques), quitte à ne pas trop coller à l’actualité des sorties. Nous partirons donc du principe que si un album date de 2018, c’est une nouveauté, au moins jusqu’au 31 décembre… Au programme cette semaine, du Créole Soviétique Tex-Mex à Nashville. C’est tipar !

CALEXICO – The Thread That Keep Us

Après Garden Ruin au mitan dans années 2000, la musique de Calexico a pris une tournure plus Pop, sans pour autant tourner le dos aux premiers amours Tex-Mex. Depuis, le groupe décline sa formule en se dirigeant toujours plus vers une sorte de musique américaine globale. Dans The Thread That Keep Us on entend donc autant de la Cumbia que de la Country et de la Pop haut de gamme. Avec toujours le son classieux d’un groupe à part, qui livre ici, à la fois une oeuvre d’archiviste et un disque moderne. Beau, racé, varié, homogène, The Thread That Keep Us mérite qu’on l’écoute dans sa version longue (22 titres tout de même) pour en saisir tous les parfums.

MELISSA LAVEAUX – Radyo Siwèl

Avec Radyo Siwèl, presque entièrement chanté en créole haïtien, la canadienne Melissa Laveaux s’offre un fier retour aux racines. En adaptant ainsi un répertoire ancien, le modelant, l’électrisant, le modernisant, se l’appropriant en y laissant traîner sa voix particulière, la chanteuse accouche d’un album fort et puissant. Viscéralement humain et beau. Libre à chacun de remonter ensuite le fil via les quelques compilations disponibles sur le marché pour approfondir ses connaissances d’anthropologue musical.

SOVIET SUPREM – Marx Attack

Cap à l’est, union soviétique, son synthétique et dystopie au Kremlin. John Lenine et Sylvester Staline sont de retour avec un second petit disque rouge. Plus electro que le précédent, peut-être plus percutant, Marx Attack prouve que derrière la blague se cachent deux musiciens et compositeurs de talent. Du délirant « Vladimir » au très Kraftwerk « Post Soviet » en passant par le génial « Tsar War », tout est en place pour la grande conquête du Bloc de l’ouest. Toi aussi, adopte le look Coco !

JACK WHITE – Boarding House Reach

En solo, Jack White avait jusqu’ici fait preuve d’un certain classicisme, jouant le rôle de passeur d’une musique américaine « populaire », il nous ressortait des plans piqués à Blind Willie McTell ou à Hank Williams. Mais avec Boarding House Reach, l’homme en bleu a décidé de prendre la tangente en alambiquant radicalement le propos tout en flirtant avec le Funk, le Rap et les quelques synthétiseurs qui devaient prendre la poussière dans les studios Third Man. En résulte un album hybride, étrange, dense, mais parfois vide de chansons, mais est-ce bien le propos, tant le format semble ne plus avoir d’importance ici ? Pétard mouillé ou chef-d’oeuvre ? Entre les deux, comme souvent ! Quoiqu’il en soit, ce disque à l’opulence toc intrigue de part son audace et c’est déjà pas mal pour un dinosaure tel que Jack White. Qualifié « d’inécoutable » par les Inrocks, ce Boarding House Reach ne peut donc pas être mauvais pour vos esgourdes.

Toorsch’

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