Archives de la catégorie ‘Créations

This is the end

samedi, juillet 14th, 2018 par Toorsch

La Cabane déviante ferme ses portes après quatre années de bons et loyaux services. Un score tout à fait honorable.

Merci à tous, les fidèles, les passagers, les égarés, les commentateurs, les silencieux et même les robots spammeurs.

Ce fut une bien belle épopée.

Et si vraiment, ma prose et celle (plus rare mais exquise) du formidouble Pierre Sachet viennent à vous manquer, il vous suffira de commander, pour une bouchée de pain, le premier tome de Cabin Of Fear sur un célèbre site marchand en ligne, dont nous avons déjà fait la publicité en ces lieux.

Toorsch’

 

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CABIN OF FEAR – La version Kindle

samedi, juin 9th, 2018 par Toorsch

cabin livre kindle pub

L’heure est à l’annonce !

Dans le but de vous proposer à tous l’intégralité de CABIN OF FEAR, pour le prix d’une baguette, nous avons décidé d’en faire une version Kindle (lisible sur tablette et smartphone en téléchargeant l’appli dédiée). Pour une raison de partenariat temporaire avec Amazon, nous avons décidé de supprimer à la lecture, les numéros déjà publiés sur le site. Il reviendront… à l’automne.

L’intégrale de CABIN OF FEAR pour seulement 0.99 € (prix de lancement) ?! Mais c’est trop une affaire de ouf’ ! En plus c’est idéal pour l’été, entre deux baignades, une petite nouvelle pour agrémenter votre séance de bronzage. Ou plus traditionnellement, et je sais que vous le faites, CABIN OF FEAR est parfait en lecture de toilettes !

Une petite pièce et le tour est joué… allez quoi…

Disponible le 30 juin 2018.

Achetez CABIN OF FEAR sur Amazon en cliquant juste ICI !

L’équipe de La Cabane déviante

Classe ouvrière

vendredi, mai 25th, 2018 par Toorsch

Tout est exotique, pas seulement les tropiques, ni les îles du ponant,

Tout est exotique, exotique à l’homme, mais pourtant.

Malgré les voyages et le poid des valises,

Tout est exotique, exotique quoiqu’on en dise.

 

Dormir sur la plage, exotique !

La mort la musique, exotique !

Vivre encore, exotique !

Croire encore, exotique !

 

J’ai dans les veines de la calamine,

Et dans le sang du charbon.

Je suis de la classe ouvrière.

Je connais la chaleur en plein hiver.

 

Je sais l’odeur des hydrocarbures,

Et de l’ammoniac pur.

Qui vous ronge les yeux,

Et vous perce les poumons.

 

Je connais la beauté d’une plate-forme le matin,

Enfer de béton et de tours de métal.

Je me souviens du tranchant de l’acier,

De monsieur Mittal.

 

Pour toi c’est exotique,

Pour un autre très commun.

Chacun son tropique,

Son bureau, son turbin.

 

C’est dans mon ADN,

C’est la classe ouvrière.

Profonde, animée par la Haine,

Et le désir de vivre.

 

Le bruit des machines, exotique !

Le rythme qui rend fou, exotique !

Levé cinq heure, exotique !

Couché raide mort, exotique !

 

Toorsch’

HIGELIN, mon beau salaud.

vendredi, mai 11th, 2018 par Toorsch

Hommage tardif.

Ô héro ! Mon beau salaud ! Tu es parti sans prévenir personne. Comme un voleur, un monte-en-l’air, par les toits de la ville endormie. Dans les grands espaces, ceux de la haute, tournent déjà au champagne et au caviar. De bon matin, rien pour les autres. Mon salaud, tu as retrouvé la Louisiane comme un mauvais souvenir. Ton butin en poche, les mains vides. Il y a comme une urgence, quand l’amour tue. Clope au bec dans la fumée épaisse. Tombé un beau matin, au printemps, du ciel. Funambules sur un fil tendu au-dessus du vide si grand. Vertigineux vertiges de la vie. Une explosion de vie et de mort. Ô héro ! Mon beau salaud. Chat miaulant sous la pluie, chambre sans vue, sous les toits de Paris. L’amour est une douleur qui vous plombe le cœur. L’amor est un soupir, un souffle au creux de l’oreille, la mort aussi.

Toorsch’

ELVIS PRESLEY – FIRE

dimanche, avril 1st, 2018 par Toorsch

ELVIS PRESLEY – FIRE – An Imaginary Record

RCA 1978 - PB 16877

Side A - Fire 

Side B - Hound Dog - Live - (With Bruce Springsteen & The E Street Band)

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Bruce Springsteen a écrit « Fire » pour Elvis Presley, mais Elvis est mort.

Mais quand j’écoute la très cool version de cette chanson interprétée par Springsteen sur The Promise, les outtakes de Darkness On The Edge Of Town, je ferme les yeux et le Boss disparaît au profit du King. J’imagine la voix d’Elvis, la Jungle Room, le TCB Band, les choristes noires et tout le folklore. Le studio mobile garé dans la cour de Graceland et les sandwichs banane-beurre de cacahuète. Mieux encore, quand je pousse un peu le volume, je fantasme carrément, me voyant cramponné au volant d’une Dodge Challenger blanche, tel Kowalski en quête de liberté absolue, traçant dans le désert à la manière d’une balle échappée du canon d’un ’38 Special. Dans la radio, le DJ d’une quelconque station locale annonce le dernier succès en date du King, « Fire » composé par, je vous le donne en mille, Bruce Springsteen. Elvis n’est pas mort mes amis, la preuve, durant l’été 1978 « Fire » passe à la radio et c’est sacrément bon !

Une fois ces quatre minutes et quelques secondes de rêveries passées, je m’aperçois que, de mon fauteuil, je roule sur les routes d’une Amérique rêvée qui n’existe probablement pas. C’est bien la voix de ce bon vieux Bruce qui s’échappe des enceintes de la chaîne stéréo, déjà il chante « Spanish Eyes » et le King repose pour de bon à Graceland.

Lefty Lazarus III

ONE BEER ONE SONG #3

samedi, mars 3rd, 2018 par Toorsch

SHELTERED SPIRIT / SINGAPORE

Une Imperial Stout vieillie en fût de bourbon qui titre à 14° avec du chili pour les épices et du tamarin pour la sucrosité. Tout un programme. A vrai dire, en dégustant cette bière noire, on ne sait plus très bien sur quel territoire nous nous sommes aventurés. Le bourbon est très présent, le breuvage épais, il y a à boire et à manger, c’est charnu, sauvage, à déguster seul, sans biscuit apéritif ni viande, seul ! Voilà une bière qui réconforte de par sa puissance, une bière propice au vagabondage de l’esprit.

Pour accompagner cette sublime création de Siren Craft Brew il faut donc du beau, mais du beau curieux, du beau trébuchant, du beau Barnum, si possible paumé en pays étrangers. Le premier morceau de Rain Dogs, le chef-d’oeuvre de Tom Waits, est parfait pour ça. Nous voilà marin, accostant de nuit dans la brume opaque d’un port asiatique, en attente de toutes les ivresses offertes par Singapour. Trinquons mon vieux Tom, ce n’est qu’une autre nuit sur Terre après tout.

Toorsch’

Bonne année 1951

lundi, janvier 1st, 2018 par Toorsch

Dans l’immédiat on compte les cadavres, c’est qu’il y a des morts au combat plein le plancher des vaches. C’est Verdun à côté du buffet breton. Faut dire qu’on n’a pas mégoté sur la boutanche pour le réveillon. Bordeaux, Jura, Ventoux, on a fait la traversée du territoire national, c’est qu’on n’est pas bégueule quand on fait la java par ici. Le gros Gégé avait chargé le coffre de la Juvaquatre avec des liqueurs frelatées pas dégueulasses. On ne l’appelle pas « le grossiste » pour rien. Faut bien dire qu’il lui faut le tonnelet pour se finir au Gégé, y laisse pas sa part aux clebs le zigue. Quitte à se coltiner la casquette plombée en émergeant au p’tit matin. Par contre pour Bibi, un kawa, une cibiche et je rattaque au jaja sans sourciller.  

Quoiqu’il en soit les aminches, l’amicale de la bicoque en biais vous souhaite la bonne année 1951.

JOHNNY

mercredi, décembre 27th, 2017 par Toorsch

JohNnY

Le cercueil blanc remonte la rue dans un vieux corbillard Mercedes, on enterre Johnny dans une île au soleil, une station balnéaire pour vieux riches. Il est mort et ça sonne faux, comme quelque chose de parfaitement impossible ! Il y avait des motos par centaines dans un Paris noir de monde, c’était à la fois ridicule et beau. Des larmes, des polémiques, des gens tristes, des simulateurs, des politiques, des anonymes, des motards, des snobs, des ouvriers, des cadres, des chômeurs, des sosies, des philosophes, des étrangers là par hasard, des pleurs devant des télévisons et puis des gens faisant tout autre chose.

Ailleurs un déserteur fuyant une dictature, ancien militaire d’état en exil sur un navire marchand Grec. Tu l’aurais aimé ce criminel, cet assassin. Il joue de la guitare sur le pont et du sang coule sur les cordes, il joue trop fort, à s’en flinguer les ongles. Il ne sait rien de la mort de Johnny, mais son blues résonne aussi. La mer porte les bateaux vers d’autres ports sur d’autres continents. Loin. Mais ni la mer, ni les continents et encore moins le blues ensanglanté d’une guitare quelque peu désaccordée ne protègent de la mort. Tu peux rêver encore, tu peux toujours rêver.

Toorsch’

Joyeux Noël !

dimanche, décembre 24th, 2017 par Toorsch

A KRISTMESS KARÖL

///ACHTUNG/// Voilà le vieux dégueulasse chargé au gros rouge qui tâche ! Il débarque aux commandes de son Messerschmitt, la hotte pleine et le nez fluo, distribution de cadeaux et de bourre-pif. Il rêve en secret d’une France qui serait un peu plus Allemande, bien planqué dans son bunker 364 jours par an. Pas de lutins pour empaqueter les petits jouets, mais de vieux kepons nazis pétés à la 8.6. Son Pôle Nord c’est la ligne Maginot et la neige tombe sur les hauts fourneaux. Il débarque chez toi bourré à la vodka, s’il se sape en rouge, c’est avant tout politique, puissant comme Vladimir et aussi aérodynamique que Donald.

Appelle-le Dick HänZ, sous son cuir pleine fleur, Ebenezer, il passe comme un fantôme. Le passé, le présent, le futur, tout est flou, il accélère les particules avec des petites pilules. Les yeux cernés. Il aime quand tu lui dis: « Papa passe pas par là, il y a le feu dans la cheminée ». Je retire ça ! C’était nul, tellement nul, mais ça finit toujours ainsi, la gueule dans le caniveau et les cheveux dans la gerbe. Le 25 décembre au matin, le zinc brûle sous un halo de kérosène, la scène est belle, un feu d’enfer dans le froid de l’hiver. Un cerf passe sans brame ni bois et Papa a la gueule de bois. Il s’enfonce dans la poudreuse.

Une soucoupe volante travèrse le ciel avent d’aller se cracher sur le sol, Américain de préférence. Joyeux Noël.

Toorsch’

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

dimanche, décembre 3rd, 2017 par Toorsch

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

Sur le mur de la chapelle du village de mon enfance, quelqu’un a gravé au couteau dans la pierre un étrange nom, Alice Cooper. Nous étions mômes et pas vraiment larges d’épaules, nous étions juste une bande d’amis, mais dans la naïveté de l’enfance tout est prétexte à l’aventure. Alors ce nom gravé dans la pierre d’une chapelle aux portes verrouillées avait tout pour devenir un fantasme. Une sorcière anglaise, un fantôme tueur, une créature chimérique ? Chacun y allait de sa petite histoire, de son hypothèse farfelue, tentant de convaincre les autres en invoquant une quelconque caution adulte. Lire la suite »

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