Archives de la catégorie ‘Créations

CABIN OF FEAR N°3

samedi, février 10th, 2018 par Toorsch

Tiens tiens tiens, encore vous mes charmantes petites goules pourrissantes… Il vous faut votre dose d’horreur n’est-ce pas ? Et bien La Cabane de la peur est grande ouverte, oui, ce sont bien des cris qui proviennent de la cave, venez les entendre de plus près!

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CABIN OF FEAR N°2

samedi, janvier 27th, 2018 par Toorsch

Bonsoir mes petites goules chéries ! Je sais, je sais, vous êtes affamées, il vous faut votre ration de chair fraîche… c’est bien normal, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. Entrez dans La Cabane de la peur, nous vous avons préparé trois délicieuses petites histoires, de quoi calmer pour un temps votre faim d’horreur !

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CABIN OF FEAR First Issue

vendredi, janvier 19th, 2018 par Toorsch

Bonsoir mes petites goules rachitiques et bienvenue dans le premier numéro de La Cabane de la peur. Afin d’étancher votre soif de sang frais, vous trouverez ici trois histoires concoctées dans les ateliers de nos meilleurs savants fous, alors verrouillez bien portes et fenêtres et préparez-vous pour le grand frisson !!! Lire la suite »

Bonne année 1951

lundi, janvier 1st, 2018 par Toorsch

Dans l’immédiat on compte les cadavres, c’est qu’il y a des morts au combat plein le plancher des vaches. C’est Verdun à côté du buffet breton. Faut dire qu’on n’a pas mégoté sur la boutanche pour le réveillon. Bordeaux, Jura, Ventoux, on a fait la traversée du territoire national, c’est qu’on n’est pas bégueule quand on fait la java par ici. Le gros Gégé avait chargé le coffre de la Juvaquatre avec des liqueurs frelatées pas dégueulasses. On ne l’appelle pas « le grossiste » pour rien. Faut bien dire qu’il lui faut le tonnelet pour se finir au Gégé, y laisse pas sa part aux clebs le zigue. Quitte à se coltiner la casquette plombée en émergeant au p’tit matin. Par contre pour Bibi, un kawa, une cibiche et je rattaque au jaja sans sourciller.  

Quoiqu’il en soit les aminches, l’amicale de la bicoque en biais vous souhaite la bonne année 1951.

JOHNNY

mercredi, décembre 27th, 2017 par Toorsch

JohNnY

Le cercueil blanc remonte la rue dans un vieux corbillard Mercedes, on enterre Johnny dans une île au soleil, une station balnéaire pour vieux riches. Il est mort et ça sonne faux, comme quelque chose de parfaitement impossible ! Il y avait des motos par centaines dans un Paris noir de monde, c’était à la fois ridicule et beau. Des larmes, des polémiques, des gens tristes, des simulateurs, des politiques, des anonymes, des motards, des snobs, des ouvriers, des cadres, des chômeurs, des sosies, des philosophes, des étrangers là par hasard, des pleurs devant des télévisons et puis des gens faisant tout autre chose.

Ailleurs un déserteur fuyant une dictature, ancien militaire d’état en exil sur un navire marchand Grec. Tu l’aurais aimé ce criminel, cet assassin. Il joue de la guitare sur le pont et du sang coule sur les cordes, il joue trop fort, à s’en flinguer les ongles. Il ne sait rien de la mort de Johnny, mais son blues résonne aussi. La mer porte les bateaux vers d’autres ports sur d’autres continents. Loin. Mais ni la mer, ni les continents et encore moins le blues ensanglanté d’une guitare quelque peu désaccordée ne protègent de la mort. Tu peux rêver encore, tu peux toujours rêver.

Toorsch’

Joyeux Noël !

dimanche, décembre 24th, 2017 par Toorsch

A KRISTMESS KARÖL

///ACHTUNG/// Voilà le vieux dégueulasse chargé au gros rouge qui tâche ! Il débarque aux commandes de son Messerschmitt, la hotte pleine et le nez fluo, distribution de cadeaux et de bourre-pif. Il rêve en secret d’une France qui serait un peu plus Allemande, bien planqué dans son bunker 364 jours par an. Pas de lutins pour empaqueter les petits jouets, mais de vieux kepons nazis pétés à la 8.6. Son Pôle Nord c’est la ligne Maginot et la neige tombe sur les hauts fourneaux. Il débarque chez toi bourré à la vodka, s’il se sape en rouge, c’est avant tout politique, puissant comme Vladimir et aussi aérodynamique que Donald.

Appelle-le Dick HänZ, sous son cuir pleine fleur, Ebenezer, il passe comme un fantôme. Le passé, le présent, le futur, tout est flou, il accélère les particules avec des petites pilules. Les yeux cernés. Il aime quand tu lui dis: « Papa passe pas par là, il y a le feu dans la cheminée ». Je retire ça ! C’était nul, tellement nul, mais ça finit toujours ainsi, la gueule dans le caniveau et les cheveux dans la gerbe. Le 25 décembre au matin, le zinc brûle sous un halo de kérosène, la scène est belle, un feu d’enfer dans le froid de l’hiver. Un cerf passe sans brame ni bois et Papa a la gueule de bois. Il s’enfonce dans la poudreuse.

Une soucoupe volante travèrse le ciel avent d’aller se cracher sur le sol, Américain de préférence. Joyeux Noël.

Toorsch’

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

dimanche, décembre 3rd, 2017 par Toorsch

Alice Cooper gravé sur le mur de la chapelle

Sur le mur de la chapelle du village de mon enfance, quelqu’un a gravé au couteau dans la pierre un étrange nom, Alice Cooper. Nous étions mômes et pas vraiment larges d’épaules, nous étions juste une bande d’amis, mais dans la naïveté de l’enfance tout est prétexte à l’aventure. Alors ce nom gravé dans la pierre d’une chapelle aux portes verrouillées avait tout pour devenir un fantasme. Une sorcière anglaise, un fantôme tueur, une créature chimérique ? Chacun y allait de sa petite histoire, de son hypothèse farfelue, tentant de convaincre les autres en invoquant une quelconque caution adulte. Lire la suite »

ONE BEER ONE SONG #2

dimanche, décembre 3rd, 2017 par Toorsch

IMPERIAL NOIRE SAISON FRAMBOISE CHRISTMAS (Baby Please Come Home)

D’abord nous avons l’hiver qui s’installe, la neige, le froid et les illuminations, ensuite une Imperial Stout et enfin une sublime chanson de saison. Concernant le breuvage, c’est un partenariat entre deux brasseurs de talent, L’Agrivoise et La Brasserie de la vallée du Giffre qui trône sur la table. Les deux maisons alliées nous servent une bière d’un noir profond à la mousse dorée, crémeuse et ample en bouche. Si la framboise ne frappe pas les papilles, elle amène une pointe de sucrosité qui donne l’agréable sensation de déguster un chocolat noir fourré au fameux fruit. Un plaisir qui titre à 9, donc forcément un peu traître.

Dans la stéréo, c’est Darlene Love qui pleure les mots de Phil Spector brisant le mur du son. Sans aucun doute la plus émouvante et belle des chansons de Noël. Un joyau pop d’une intensité rare qui épouse parfaitement le nectar fruité qui caresse notre palais. Et la neige ne cesse de tomber.

Toorsch’

ONE BEER ONE SONG

dimanche, novembre 19th, 2017 par Toorsch

#1 HORS SAISON/DARK SAISON – SAVE IT FOR A RAINY DAY

Sous le manteau, le corps frissonne en cette fin de saison hostile. Les feuilles jaunes et rouges jonchent le sol, soldats battus par le vent. Vestiges collés à l’humidité de l’automne. L’été n’est pas sans fin, il faut se rhabiller et affronter encore la nuit précoce et gourmande. Il nous faut plus de richesse sous le palais, des plaisirs plus forts, plus robustes. Du réconfort. La bière de la Brasserie Correzienne est comme les jours qui s’assombrissent, elle se charge d’arômes puissants, elle évoque la terre humide et les champignons qui peuplent les sous-bois sans pour autant verser dans la caricature d’un automne de carte postale.

Dans les enceintes, du réconfort encore, avec les Jayhawks qui alignent une belle série de chansons pour les jours de pluie. Science absolue de la mélodie en toute simplicité, mais suffisamment solide pour tenir la distance dans la déferlante saisonnière. « Save It For A Rainy Day », parfaitement.

Toorsch’

LES NOUVEAUX BARBARES

vendredi, novembre 3rd, 2017 par Toorsch

LES NOUVEAUX BARBARES

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Plus de cités tranchantes pour leur donner le sein.

Les nouveaux barbares vivent sous l’éboulis,

De la montagne “Dollars” fragmentant les acquis.

La calamine s’enfonce dans les poumons,

Recouvrant la ville d’une crasse trop lourde.

Le nouveaux barbares n’ont plus de noms,

“Fouteurs de bordel”, anonymes sacrifiés.

 

Les barbares aujourd’hui ne sont plus révoltés,

Qu’ils se taisent maintenant ou se taisent à jamais.

Le noir de la graisse comme unique couleur,

Quand la gueule remplace un visage qui meurt.

Anonymes, ils avancent en étrange procession,

Vers une église vide pour le grand enterrement.

La fosse commune comme seul horizon,

Les barbares aujourd’hui se fondent dans le ciment.

 

Plus d’amour ni de tropiques fantasmés,

Maintenant la “Zone” s’étend à perte de vue.

Plus de pays dociles pour apprendre à rêver,

On paye le prix fort pour un petit bout de rue.

Les barbares aujourd’hui ont laché le trottoir,

Écoeurés par le spectacle du vide.

Le rythme absent du laminoir,

Percussion morte sans chaleur torride.

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Pas même un fardeau à porter.

En plein cœur, l’acier a frapper,

Il a tué.

Toorsch’

En écho à Bernard Lavilliers et en hommage à la métallurgie française.
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