Archives de la catégorie ‘Vinyles

LITTLE BOB BLUES BASTARDS – New Day Coming

mercredi, juin 6th, 2018 par Toorsch

Salut petit Bob, alors comme ça tu es devenu culte ? La dernière fois que nous t’avions laissé, tu hurlais comme un damné sous la pleine lune, suspendue au-dessus du Havre. Une sombre histoire de Blues bâtard. Te voilà légende vivante du Rock & Roll d’ici, mais pardon, ça on le savait depuis longtemps déjà petit Bob. Mais eh, ce n’est pas de ta faute si tes compatriotes sont un peu lents à la détente !

Il est drôlement bien ton dernier album, un jour nouveau qui arrive avec son lot de promesses. Une aube pleine de soleil et de possible(s). Du vrai Rock pur sucre, sans aspartame, saupoudré de Blues bâtard, toujours. Un vrai disque de temps de crise, du genre qui donne envie de se lever le matin avec la tenace intention de filer un grand coup dans la fourmilière. Rien que pour ça merci petit Bob. Merci.

Et ton hommage au regretté Lemmy, c’est du feu dans les veines. Désolé de jouer au jeu des comparaisons, mais on dirait du Motörhead joué par Tom Petty & The Heartbreakers. L’odeur du souffre est là, dans chaque micro-sillon de cette version Blues de bar de « Ace of Spades ». Pour ça aussi merci infiniment, Mister Bob.

Il est vraiment bien ton dernier disque….

Toorsch’

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SONG5 – Alice Cooper

dimanche, mai 27th, 2018 par Toorsch

5 Trésors cachés du Coop’

Du groupe ou de l’homme, l’histoire rentiendra surtout les grands hits que sont « School’s Out », « No More Mr Nice Guy » ou encore « Poison ». Mais l’idée ici, c’est d’aller farfouiller dans les fonds de tiroirs d’Alice Cooper pour en ramener quelques trésors cachés qui ne manquent pas d’intérêt.

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HIGELIN, mon beau salaud.

vendredi, mai 11th, 2018 par Toorsch

Hommage tardif.

Ô héro ! Mon beau salaud ! Tu es parti sans prévenir personne. Comme un voleur, un monte-en-l’air, par les toits de la ville endormie. Dans les grands espaces, ceux de la haute, tournent déjà au champagne et au caviar. De bon matin, rien pour les autres. Mon salaud, tu as retrouvé la Louisiane comme un mauvais souvenir. Ton butin en poche, les mains vides. Il y a comme une urgence, quand l’amour tue. Clope au bec dans la fumée épaisse. Tombé un beau matin, au printemps, du ciel. Funambules sur un fil tendu au-dessus du vide si grand. Vertigineux vertiges de la vie. Une explosion de vie et de mort. Ô héro ! Mon beau salaud. Chat miaulant sous la pluie, chambre sans vue, sous les toits de Paris. L’amour est une douleur qui vous plombe le cœur. L’amor est un soupir, un souffle au creux de l’oreille, la mort aussi.

Toorsch’

ELVIS PRESLEY – FIRE

dimanche, avril 1st, 2018 par Toorsch

ELVIS PRESLEY – FIRE – An Imaginary Record

RCA 1978 - PB 16877

Side A - Fire 

Side B - Hound Dog - Live - (With Bruce Springsteen & The E Street Band)

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Bruce Springsteen a écrit « Fire » pour Elvis Presley, mais Elvis est mort.

Mais quand j’écoute la très cool version de cette chanson interprétée par Springsteen sur The Promise, les outtakes de Darkness On The Edge Of Town, je ferme les yeux et le Boss disparaît au profit du King. J’imagine la voix d’Elvis, la Jungle Room, le TCB Band, les choristes noires et tout le folklore. Le studio mobile garé dans la cour de Graceland et les sandwichs banane-beurre de cacahuète. Mieux encore, quand je pousse un peu le volume, je fantasme carrément, me voyant cramponné au volant d’une Dodge Challenger blanche, tel Kowalski en quête de liberté absolue, traçant dans le désert à la manière d’une balle échappée du canon d’un ’38 Special. Dans la radio, le DJ d’une quelconque station locale annonce le dernier succès en date du King, « Fire » composé par, je vous le donne en mille, Bruce Springsteen. Elvis n’est pas mort mes amis, la preuve, durant l’été 1978 « Fire » passe à la radio et c’est sacrément bon !

Une fois ces quatre minutes et quelques secondes de rêveries passées, je m’aperçois que, de mon fauteuil, je roule sur les routes d’une Amérique rêvée qui n’existe probablement pas. C’est bien la voix de ce bon vieux Bruce qui s’échappe des enceintes de la chaîne stéréo, déjà il chante « Spanish Eyes » et le King repose pour de bon à Graceland.

Lefty Lazarus III

WHAT’S NEW PUSSYCAT ?

samedi, mars 31st, 2018 par Toorsch

Bon, voilà l’idée, dorénavant les nouveautés musicales seront traitées par blocs (Soviétiques), quitte à ne pas trop coller à l’actualité des sorties. Nous partirons donc du principe que si un album date de 2018, c’est une nouveauté, au moins jusqu’au 31 décembre… Au programme cette semaine, du Créole Soviétique Tex-Mex à Nashville. C’est tipar !

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WAYLON JENNINGS – This Time – 1974

samedi, février 3rd, 2018 par Toorsch

L’outlaw country des 70’s c’était vraiment bien. Quand tu te poses avec une bonne bière et un burger, dès que le soleil perce un peu, pour chiller dans ta caisse ou t’affaler dans le canapé toutes fenêtres ouvertes. Bordel il n’y a pas mieux. Une ode à la paresse ce truc. This Time est un peu la quintessence du genre, produit par Waylon et Willie Nelson (qui assure aussi des parties de guitares), ce qui nous fait la moitié des Highwaymen… s’il fallait compter.

Autant le dire d’entrée, tout sur ce disque est grandiose, les chansons, l’interprétation, la prise de son, rien ne vient ternir le tableau. Enregistré à Nashville, il transpire le sud dans le son, chaud comme un jour de juillet. This Time est de ces oeuvres qui donnent l’envie de prendre la macadam juste pour tailler la zone. Loin. Vers la Louisiane peut-être en écoutant « Louisiana Women » emprunté à JJ Cale.

On ne peut que conseiller cet album du mitan des 70’s à ceux qui n’aiment pas ce genre musical très américain. Car on est loin de la « musique de bouseux », loin aussi des bande-son des grands raouts pour cowboys du dimanche dont nos cousins teutons raffolent.

This Time c’est la grande classe.

Lien Deezer

Toorsch’

DRAGON RAPIDE – See The Big Picture

lundi, janvier 22nd, 2018 par Toorsch

Poser See The Big Picture sur la platine, ou le télécharger sur son smartphone, c’est s’offrir un aller-simple vers les années 90. Le premier album de Dragon Rapide répond à la question vitale que personne ne se posait vraiment: Ecoute-t-on toujours les Pixies à Clermont-Ferrand en 2018 ? Il semblerait que ce soit un grand « oui », tant certaines compositions nous renvoient sauvagement au Surfer Rosa du gang de Black Francis. « Sucker Punch » en tête.

Assurément, le (power) trio connait la formule de la courte chanson pop salie par l’électricité à fort voltage. Et si tout ça sonne encore un peu vert (la pochette ne ment pas) et forcément nostalgique, See The Big Picture possède la fraîcheur et la naïveté des premiers albums, un truc précieux. Furtif.

A paraître le 02/02/18 chez Freemount Records / Differ-ant

Toorsch’

PSYCHIC ILLS – Inner Journey Out – 2016

dimanche, janvier 14th, 2018 par Toorsch

Le poison sonore idéal pour les jours de flemme, pour les humeurs traînantes et les longs dimanches narcotiques. La fiévreuse douceur s’échappant des enceintes pénètre immédiatement l’auditeur désarmé, le condamnant au canapé. Encore une journée (de foutue) passée très loin des chimères productives et des activités humaines. Inner Journey Out est un voyage immobile, en intérieur, un trip acide-doux portant aux nues l’éloge de la paresse. Un anesthésiant jamais ennuyeux.

Je suis maintenant bien trop fatigué pour continuer cette chronique…

Lien Deezer

Toorsch’

SONG5 #1 – VIETNAM

dimanche, janvier 7th, 2018 par Toorsch

5 chansons sur la Guerre du Vietnam

Pour bien commencer cette nouvelle année, nous vous proposons une playslist thématique placée sous le signe de l’amour la guerre du Vietnam, parce que pourquoi pas ?   Lire la suite »

Bonne année 1951

lundi, janvier 1st, 2018 par Toorsch

Dans l’immédiat on compte les cadavres, c’est qu’il y a des morts au combat plein le plancher des vaches. C’est Verdun à côté du buffet breton. Faut dire qu’on n’a pas mégoté sur la boutanche pour le réveillon. Bordeaux, Jura, Ventoux, on a fait la traversée du territoire national, c’est qu’on n’est pas bégueule quand on fait la java par ici. Le gros Gégé avait chargé le coffre de la Juvaquatre avec des liqueurs frelatées pas dégueulasses. On ne l’appelle pas « le grossiste » pour rien. Faut bien dire qu’il lui faut le tonnelet pour se finir au Gégé, y laisse pas sa part aux clebs le zigue. Quitte à se coltiner la casquette plombée en émergeant au p’tit matin. Par contre pour Bibi, un kawa, une cibiche et je rattaque au jaja sans sourciller.  

Quoiqu’il en soit les aminches, l’amicale de la bicoque en biais vous souhaite la bonne année 1951.

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