Archives de la catégorie ‘Vinyles

Bonne année 1951

lundi, janvier 1st, 2018 par Toorsch

Dans l’immédiat on compte les cadavres, c’est qu’il y a des morts au combat plein le plancher des vaches. C’est Verdun à côté du buffet breton. Faut dire qu’on n’a pas mégoté sur la boutanche pour le réveillon. Bordeaux, Jura, Ventoux, on a fait la traversée du territoire national, c’est qu’on n’est pas bégueule quand on fait la java par ici. Le gros Gégé avait chargé le coffre de la Juvaquatre avec des liqueurs frelatées pas dégueulasses. On ne l’appelle pas « le grossiste » pour rien. Faut bien dire qu’il lui faut le tonnelet pour se finir au Gégé, y laisse pas sa part aux clebs le zigue. Quitte à se coltiner la casquette plombée en émergeant au p’tit matin. Par contre pour Bibi, un kawa, une cibiche et je rattaque au jaja sans sourciller.  

Quoiqu’il en soit les aminches, l’amicale de la bicoque en biais vous souhaite la bonne année 1951.

Publicités

ODESSEY & ORACLE – Speculatio – 2017

samedi, décembre 30th, 2017 par Toorsch

Des zombies Lyonnais s’invitent au réveillon, tenues baroques, violoncelles, banjos et claviers vintages les accompagnent. L’amateur de Pop Anglaise millésimée aura noté le blase, avec la faute d’orthographe et tout, déjà il frémit, de crainte et d’excitation mêlées. Il aura raison, car quelque chose de pas bien net se trame à l’intérieur de Speculatio.

Mais limiter Odessey & Oracle uniquement à leurs encombrants aînés serait une erreur, tant le champ de leurs influences est vaste. Bien entendu la Pop Anglaise, mais aussi l’electro des pionniers d’ici façon François de Roubaix, avec un goût prononcé pour la chose progressive. Les paroles, presque toutes écrites dans la langue de Molière, sont au diapason avec l’onirisme baroque de la musique. On voyage dans Speculatio comme au travers d’un songe à la fois bariolé et délavé défilant sur une vieille bobine en technicolor.

Avec ce second effort studio, Odessey & Oracle a su peaufiner sa formule, gommer quelques longueurs et accentuer cet aspect enfantin et faussement naïf déjà présent par le passé mais qui se déploie enfin pleinement. Comme si le groupe avait trouvé sa voie/voix sur un chemin pavé de briques jaunes.

Lien Bandcamp

Toorsch’ 

CHRISTMAS SONG5 #5

mercredi, décembre 20th, 2017 par Toorsch

5X I’LL BE HOME FOR CHRISTMAS

Je serai à la maison pour Noël, mais avant il faudra charger la Fiat 500 rouge comme un traîneau avec des cadeaux, de la bonne bouffe, des chats et des humains. Peut-être braver la neige, le blizzard et qui sait, l’apocalypse des saturnales. Mais je serai à la maison pour Noël, tu peux compter sur moi, bien au chaud près du sapin enguirlandé, vêtu d’un horrible pull de Noël qui gratte un peu, sirotant un whisky. Je serai là pour Noël, même en rêve.

Du beau monde encore et toujours pour rendre grâce à cette sublime petite mélodie qui réchauffe les cœurs frigorifiés. Dans l’ordre, les Beach Boys, Bob Dylan, Elvis Presley, Sufjan Stevens et enfin Tony Bennett accompagné par le Count Basie Big Band. De l’harmonieux, de l’enraillé, de l’insurpassable, de l’onirique et du Jazzy.

  1. THE BEACH BOYS
  2. BOB DYLAN
  3. ELVIS PRESLEY
  4. SUFJAN STEVENS
  5. TONNY BENNETT & THE COUNT BASIE BIG BAND

Lien Deezer

Toorsch’

CHRISTMAS SONG5 #4

samedi, décembre 16th, 2017 par Toorsch

5X BLUE CHRISTMAS

Enregistré originellement en 1948 par Doye O’Dell, le morceau « Blue Christmas » est un autre de ces indispensables pour Christmas Records, souvent interprété sur un mode Blues, il est le tire-larmes par excellence. Une ballade mélancolique pour Noël solitaire en somme.

Nous trouverons ici du classique, que dis-je du légendaire, avec la paire que forment Elvis Presley et Johnny Cash, tous deux parfaits dans leurs domaines respectifs. Mais aussi des choses plus récentes, très dépouillé chez les Lumineers et carrément onirique chez la splendide Nicole Atkins. Enfin, le (volontairement) récurrent Brian Setzer dynamite la version du King à grand renfort de Gretsch saturée pour un final en apothéose. De quoi soigner son blues de Noël ou simplement chialer dans sa bière.

  1. ELVIS PRESLEY
  2. THE LUMINEERS
  3. JOHNNY CASH
  4. NICOLE ATKINS
  5. THE BRIAN SETZER ORCHESTRA

Playlist Deezer

Toorsch’

CHRISTMAS SONG5 #3

mercredi, décembre 13th, 2017 par Toorsch

5X LET IT SNOW ! LET IT SNOW ! LET IT SNOW !

Les années quarante sont visiblement riches en classiques de saison, pour la troisième fois consécutive c’est dans cette décennie que nous puisons notre inspiration pour cette rubrique éphémère. Initialement écrite en 1945 par Sammy Cahn et Jule Styne, la chanson « Let It Snow ! Let It Snow ! Let It Snow ! » marqua la mémoire collective via Dean Martin et sa version easy listening de 1959, une franche réussite. Au même titre que le « White Christmas » de Bing Crosby, elle fait partie des immuables du réveillon, avec une petite particularité, le mot « Christmas » n’y est nullement prononcé.

Joli casting encore, dans l’ordre, Aaron Neville, Frank Sinatra, Diana Krall accompagnée par le Clayton-Hamilton Jazz Orchestra et enfin, l’indéboulonnable Brian Setzer.

  1. DEAN MARTIN
  2. AARON NEVILLE
  3. FRANCK SINATRA & THE B. SAWNSON QUARTET
  4. DIANA KRALL & THE CLAYTON-HAMILTON JAZZ ORCHESTRA
  5. THE BRIAN SETZER ORCHESTRA

Playlist Deezer

Toorsch’

GASPARD ROYANT ’17

dimanche, décembre 10th, 2017 par Toorsch

GASPARD ROYANTWishing You A Merry Christmas

L’album de Noël est un passage obligé chez les Ricains, ils l’ont tous fait, de Phil Spector à Elvis Presley en passant par les Beach Boys, et ça continue avec Sia, She & Him, Sufjan Stevens, bref, c’est une tradition qui ne semble pas prête de s’essouffler. En France, nous avons surtout Tino Rossi et pas grand chose d’autre, Dick Rivers avait un projet de disque de Noël, mais de son propre aveu, en Français ça ne sonne pas très bien et bascule vite dans les bondieuseries, donc point de réjouissance neigeuse de la part du Niçois. Lire la suite »

CHRISTMAS SONG5 #2

vendredi, décembre 8th, 2017 par Toorsch

5X WHITE CHRISTMAS

Classique parmi les classiques, « White Christmas » fut également écrit durant les années quarante, d’une main de maître par le grand Irving Berlin. La première version est celle de Bing Crosby, elle figure bien entendu dans cette sélection. Comment faire sans ? C’est une merveille aux doux parfums de chocolat chaud, de pain d’épices et de neige fraîche.

Nous croiserons ensuite les superbes Otis Redding et Sharon Jones, pour deux versions Soul très différentes, suave pour la première, pétaradante pour la seconde. Mais déjà, le Frenchy Gaspard Royant se trouve en embuscade avec une récente interprétation bouleversante de beauté. Enfin, last but not least, Brian Setzer et son orchestre pour une formidable relecture double.

Bonus: Suprême de sensualité avec l’adaptation en français dans le texte de Brigitte.

  1. BING CROSBY
  2. OTIS REDDING
  3. SHARON JONES & THE DAP KINGS
  4. GASPARD ROYANT
  5. THE BRIAN SETZER ORCHESTRA
  6. BRIGITTE (Bonus)

Playlist Deezer

Toorsch’

CHRISTMAS SONG5

jeudi, décembre 7th, 2017 par Toorsch

5X BABY IT’S COLD OUTSIDE

Écrite par Frank Loesser en 1944, cette chanson est un classique du répertoire contemporain des fêtes de fin d’année. Propice au duo, de préférence jazzy, « Baby It’s Cold Outside » donne des envies de feu de cheminée, de bon vin et de charmante compagnie. Quoi de mieux comme excuse que d’être prisonniers du blizzard pour passer Noël sous la couette, bien au chaud ?

Comme beaucoup de chansons de ce genre, « Baby It’s Cold Outside » eut droit à son lot de reprises souvent très inspirées. Difficile alors d’établir une liste exhaustive, mais qu’importe la sélection qui suit n’est que bonheur, douceur et chaleur au sein du froid mordant de l’hiver.

  1. WILLIE NELSON & NORAH JONES
  2. BRIAN SETZER & ANN-MARGRET
  3. SHE & HIM
  4. CEE LO GREEN & CHRISTINA AGUILERA
  5. ELLA FITZGERALD & LOUIS JORDAN

Playlist Deezer

Toorsch’

LAVILLIERS ’08

lundi, décembre 4th, 2017 par Toorsch

BERNARD LAVILLIERS – Samedi soir à Beyrouth – 2008

Entre Kingston et Memphis il y a Beyrouth. Les vibrations profondes et rebelles du reggae et les cuivres de la soul. Lavilliers fabrique un pont d’or entre Tuff Gong et Stax, il coule le béton comme un mafieux italien dans le New Jersey. Il fait monter la sauce à sa manière, il assimile les styles pour en tirer un jus épais, alcool exotique des poètes. « Rafales » de basses rondes, de rêves anarchistes et d’histoires de marins douteux, douteuses histoires de marins de comptoir(s). Et puis Beyrouth un samedi soir, des voitures blindées, des femmes voilées, c’est la guerre toujours. Le reggae plombé, mêlé d’arabesques légères, retranscrit parfaitement ce climat délétère. Les volutes de fumée de douteuses cigarettes roulées grimpent au plus haut pour mieux déchirer le ciel.

Quelques tropiques ensuite, Hugo Chavez, Miami et toujours cette classe ultime du voyageur curieux, du poète observateur et engagé. Celui qui chantait les mains d’or, les barbares, les travailleurs de Saint-Etienne ou de la vallée de la Fensch, gueules d’aciers brûlées par le métal en fusion, n’oublie pas ses racines ouvrières et se paye ceux qui ont privatisé le travail.

Samedi soir à Beyrouth, du grand Lavilliers, du Lavilliers quoi..

Toorsch’

ALICE COOPER LYON 01/12/17

samedi, décembre 2nd, 2017 par Toorsch

SPEND THE NIGHT TOUR – AMPHITHEATRE 3000

Ce fut le grand barnum horrifique, un show huilé/électrique avec une setlist d’enfer. Quasiment que des classiques, « Under My Wheels », « Billion Dollars Babies », « No More Mr Nice Guy », « Only Women Bleed », « Poison » et au milieu de tout ça quelques surprises comme « Pain » ou « The World Needs Guts ». Le maître de cérémonie jouit à 70 ans d’une forme olympique, même si la voix n’est plus celle de la prime jeunesse. Le groupe assure et offre aux classiques du Coop’ un écrin actuel des plus délectables. Le Show se divise, comme il est de rigueur chez Cooper, en trois parties distinctes, un premier segment très rock, enchaînant les hits historiques de manière frénétique, un deuxième plus théâtral versant dans l’horreur comico-maniaco-schizo se terminant en apothéose avec ce bon vieux coup de la guillotine, et enfin, retour au rock punchy avec feu d’artifice final sur un « School’s Out » dantesque ! Alice Cooper, redevenu Vincent Furnier, nous salue avec un Vive la France pas anodin et quitte pour de bon la scène de l’amphithéâtre. Toute la salle mâle et femelle est amoureuse, Nita Strauss n’y est pas étrangère.

Spend The Night With Alice Cooper, une proposition que ne se refuse définitivement pas !

Toorsch’

%d blogueurs aiment cette page :