THE BLACK ANGELS – Death Song – 2017

mercredi, mai 31st, 2017 par Toorsch

En un mot : Trump. Et quelque chose se brise. Moins de Sixties plus de déprime. Le grand barnum psychédélique s’effondre. Jamais le groupe n’avait sonné aussi noir, aussi profondément heurté. Death Song est un disque fort, oppressant et abouti, un disque en phase avec l’histoire de son pays. En embuscade. Témoin lugubre d’une époque dérangée. Et s’il demeure quelques enluminures acides par ci par là, elles ne sont plus le moteur principal. C’est dans la mort d’une certaine Amérique et dans la renaissance d’une autre que les anges noirs ont trouvé un nouveau souffle. Une souffle puissant comme une tempête.

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TAJ MAHAL & KEB’ MO’ – TAJMO – 2017

jeudi, mai 25th, 2017 par Toorsch

Annoncée de longue date, cette rencontre s’est faite attendre. On sait le respect que ces deux grands noms du blues ont l’un pour l’autre. Que Taj Mahal est un mentor pour Keb’Mo’ (et pour beaucoup d’autres). On pouvait ainsi craindre un rapport de maître à élève, mais il n’en est rien. Chacun nourrit l’autre et le plaisir de jouer ensemble est palpable à tous les instants. Lire la suite »

ALLIGATOR BLUES

jeudi, mai 18th, 2017 par Toorsch

Il parait que l’alligator dort dans les bayous.

Il attend son heure.

Il sortira la nuit venue.

Il ira au croisement.

Se transformera.

En vieil homme.

Y rencontrera Robert Johnson.

La musique.

Le Club.

27.

Il parait que l’alligator dort dans les bayous.

Pour l’instant tout est calme.

Mais le vent se lève.

Conjurée.

Conjuré.

Hoodoo !!!

Hoodoo !!!

Hoodoo !!!

Il parait que l’alligator n’est plus dans les bayous.

Il est quelque part en ville.

Transformé en vieil homme.

Il offre des verres.

Il est généreux.

Et puis il prend.

La musique.

Le blues.

Le Club.

27.

Il parait que l’alligator n’est plus dans les bayous.

Une tornade se prépare.

On entend les hurlements du vent.

Conjurée.

Conjuré.

Hoodoo !!!

Hoodoo !!!

Hoodoo !!!

Inspiré par les histoires de Tony Joe White un soir de blues,
Toorsch'

										
				

Girma Bèyènè & Akalé Wubé – Mistakes On Purpose

samedi, mai 13th, 2017 par Toorsch

Légende de la musique Éthiopienne dans les années 70, puis exilé aux États-Unis, Girma Bèyènè n’a rien publié pendant près de trois décennies. Entre temps, l’homme est devenu pompiste au pays de l’Oncle Sam, la gloire n’ayant pas suivi son exile. Il a fallu attendre que le formidable label Ethiopiques l’amène en studio, secondé par le groupe d’Afro-beat Parisien Akalé Wubé, pour que le phénix renaisse enfin de ses cendres.

Résultat, feu à tous les étages, syncopes, groove et grande classe. La pochette semble annoncer un héros usé près pour un nouveau tour de piste et c’est exactement ce que le disque offre. De l’Éthio-jazz immensément beau, à la fois suave et incendiaire. Mistakes On Purpose se situe quelque part entre Afrique et Amérique du nord. Girma Bèyènè désormais septuagénaire est fait du même bois que ces vieux Bluesmen américains, cet ébène massif insensible aux tumultes du temps.

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WILLIE NELSON – God’s Problem Child – 2017

samedi, mai 6th, 2017 par Toorsch

Pour fêter dignement son anniversaire, 84 ans au compteur, l’infatigable Willie Nelson livre un chouette album country, son 61 ème, si l’on ne compte pas les collaborations diverses et nombreuses. Mais si ces chiffres sont impressionnants, ce ne sont que des chiffres. L’essentiel c’est la classe du bonhomme, sa voix, son jeu de guitare, son écriture, son commerce de weed et puis c’est le dernier des Outlaws, après lui, plus rien. Merle, Waylon, Johnny, tous sont partis, il n’y a guère que Kristofferson, en semi-retraite. Lire la suite »

MOON DUO – Occult Architecture vol 1&2

mercredi, mai 3rd, 2017 par Toorsch

Un premier opus en février et un second en mai. L’idée? Un gros trip psychédélique, en deux chapitres, allant des ténèbres vers la lumière. Comme pour le Kill Bill de Tarantino jadis au cinéma, le deuxième volet offre un regard neuf et permet de comprendre pleinement ce grand projet un peu fou. Dans le cas de Moon Duo il y a l’envie de pousser sa formule répétitive dans ses derniers retranchements.

Vol 1: Noirceur à tous les étages, chape de plomb synthétique et lame de rasoir. Vol 2: Radiation de lumière blanche, apaisement cotonneux et vice caché. C’est que même une fois passé l’enfer, le paradis du Duo Lunaire est perturbé par des pluies acides. Sans changer son buvard d’épaule, le groupe a su bonifier sa formule, n’ayant jamais peur de plonger la tête la première dans tous les pièges des albums conceptuels. Moins de chansons, plus de longueurs en somme. Sauf qu’ici, ça fonctionne, ça verse dans l’hypnotique, en particulier lors des interminables passages instrumentaux qui agissent comme autant de I-Doser, mais classieux, faut pas déconner !

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MA VIE EN MONO #11

dimanche, avril 9th, 2017 par Toorsch

Renaud toujours rébou?

Nous y sommes, Renaud roule pour Macron, ou plutôt marche pour lui. Pas vraiment à l’ombre, ça sent le coup de chaud, le pastaga de trop cette affaire sordide. Je sais c’est moche de frapper si bas, mais le coup porté est à la hauteur du coup porté. Œil pour œil, dent pour dent, c’est l’Exode des idées. D’abord il y eut Fillon, « vrai gentilhomme », puis le Christ tatoué dans le dos (avec tout ce que cela contient de modestie) et maintenant le libéralisme crasse, le Thatcherisme feutré. Le tout soutenu par un Renard sans flair. Un beau matériau de base pour une fable de La Fontaine.  Lire la suite »

JARVIS COCKER & CHILLY GONZALES – Room 29

dimanche, avril 2nd, 2017 par Toorsch

L’étrange projet de Jarvis Cocker, sans aucun doute son plus barré à ce jour. Accompagné de Chilly Gonzales au piano, l’ancien leader de Pulp raconte les fantômes hantant la chambre numéro 29 du célèbre hôtel des stars, le Château Marmont situé sur Sunset Boulevard. Dans cette chambre il y a un piano solitaire et c’est sa mémoire que le disque nous propose d’entendre. Des échos du passé, entre nostalgie et douce dépression, entre exaltation orchestrale et sophistication nue. Enregistré au légendaire studio Ferber à Paris, Room 29 jouit d’un prise de son à l’os, dans le piano, proche de la bouche, sur ce dernier point, impossible de ne pas songer au Gainsbourg des années 70. Parfois, au détour d’un titre plus farfelu encore, la chose prend des allures de comédie musicale famélique et renversante. Quelque part entre Sufjan Stevens, Leonard Bernstein et The Divine Comedy, le cynisme de Cocker en plus.

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WIKIPIZZA #7

samedi, avril 1st, 2017 par Toorsch

MOHAMMED VI : La colère de Khan

Dans cet épisode nous allons pénétrer dans un monde un peu flou. Un monde dans lequel la politique et l’argent se mêlent à la culture populaire de manière inattendue. Un roi du Maroc fan absolu de Space Opera, de la chirurgie plastique, l’acteur William Shatner et surtout une pièce de monnaie, voici toutes les données, en apparence disparates, de l’équation. Lire la suite »

KING GIZZARD AND THE LIZARD WIZARD – 2017

lundi, mars 20th, 2017 par Toorsch

FLYING MICROTONAL BANANA

Un voyage vers une autre dimension sonore, entre les interstices du clavier, dans les micros-intervalles. Psychotropes de chamanes toxiques et venin de serpent. Flying Microtonal Banana ne ressemble à rien d’autre, zigzagant entre le jazz, le rock garage, le krautrock, la musique orientale et quelques éthiopiennes. Le résultat est une fusion hypnotique. La musique est soudain brûlante comme un réacteur en fusion mais aussi apaisante qu’une énooorme bouffée de Weed verdoyante. Dans la peau d’un serpent à sonnette (« Rattlesnake ») ou dans un demi-sommeil (« Sleep Drifter »), les visions s’entrechoquent et se fracassent, puis c’est le grand barnum psychédélique. Un truc à faire pâlir de jalousie le roi lézard en personne, ce bon vieux Jim Morrison et ses indiens de foire.

Faut croire que King Gizzard & The Lizard Wizard, pris dans sa course infernale (une bonne dizaine d’albums en cinq ans), s’est transformé en l’un de ces Road Train typiquement australien avalant tout sur son passage. Phénoménal !

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