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C’est quoi ton sample? #2

dimanche, mars 27th, 2016 par Toorsch

mandrill

Les premiers albums de Public Enemy regorgeaient de samples (pas toujours très réglos au rayon droits d’auteurs, d’ailleurs) imbriqués les uns dans les autres avec furie par le génial Terminator X. Une profusion de plans piqués à droite et à gauche sans aucune limitation de genre: soul, rock, métal et même early rap, tout y passait, pour un résultat complètement fou. C’était le bon temps. Un truc assez typique de l’époque, disons 85-95… impensable aujourd’hui. Qui oserait refaire Apocalypse 91 ou encore Paul’s Boutique des Beastie Boys de nos jours? C’est le tribunal assuré, pensez donc, tout ce pillage!

PUBLIC ENEMYBy the Time I Get to Arizona (’91)/ MANDRILLTwo Sisters of Mystery (’73)

1991, Public Enemy sort Apocalypse 91… The Enemy Strikes Black un disque charnière, probablement le dernier à bénéficier d’une certaine hype. Comme toujours Chuck D et Flavor Flav donnent dans le rap conscient et anti-raciste, et quand la suprématie blanche tente de faire interdire la commémoration anniversaire de la naissance de Martin Luther King, l‘Enemy monte au front. « By the Time I Get to Arizona » est brûlant, tant par son contenu hautement explosif que par sa puissance sonique. Pour ce faire, Terminator X est allé grassement piocher dans le morceau « Two Sisters of Mystery », une tuerie funk du groupe Mandrill. Une affaire New-Yorkaise en somme, Long Island-Brooklyn, deux décennies d’écart, même combat!

L’art du sample est noble.

Lien Deezer

Toorsch’

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La Reprise dominicale #15

dimanche, janvier 25th, 2015 par Toorsch

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ROBERTA FLACK – Suzanne – 1973

Classique du répertoire de Leonard Cohen, « Suzanne » a été reprise maintes et maintes fois, mais rarement d’aussi belle façon que par Roberta Flack. « Suzanne », premier morceau du premier album du poète canadien, ode à une femme folle en forme de poésie étrange.

Loin de l’austérité originelle, Roberta Flack transporte la chanson ailleurs, la dilate, l’allonge, la couvre d’un voile soyeux pour mieux en souligner la force. La voix, telle un diamant, déchire l’orchestration fantomatique avec grâce, mais sans jamais négliger la puissance. L’équilibre est parfait. Et sur la fin, quand les cordes se lâchent, c’est toute la folie de Suzanne qui devient musique.

Dix minutes dans un autre monde.

Lien Deezer

Toorsch’

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