Archives du tag ‘2014

La Reprise dominicale #22

dimanche, janvier 31st, 2016 par Toorsch

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BRUCE SPRINGSTEEN & TOM MORELLO – The Ghost Of Tom Joad – 2014

Une reprise un peu particulière ce dimanche, car c’est l’artiste d’origine qui reprend sa propre chanson, près de vingt ans après l’avoir enregistrée pour la première fois.

« The Ghost Of Tom Joad », l’un des plus beaux storytelling de Springsteen, jamais aussi touchant et profond que lorsqu’il se fait porte-drapeau du peuple. Si le morceau d’origine paru sur l’album homonyme ne faisait pas tant parler la poudre, musicalement parlant, comme pour mieux faire passer son message profond, sa version 2.0 lâche la bride. Poussé dans ses derniers retranchements par l’ami Morello (voix et guitare), le Boss étire et explose sa chanson folk dans un déluge de guitares rugissantes quasi metal sans jamais perdre le fil. L’émotion demeure intacte.

Le fantôme de Tom Joad plane toujours, il a du plomb dans l’aile, il ne vole peut-être plus aussi haut, mais il porte désormais en lui la violence crue de notre époque.

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Toorsch’

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ODESSEY & ORACLE ’14

mercredi, février 11th, 2015 par Toorsch

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ODESSEY & ORACLE – Odessey & Oracle and The Casiotone Orchestra – 2014

Tirant son nom du chef-d’oeuvre posthume et légendaire des Zombies, ce trio donne naturellement dans la pop baroque acidifiée à forte réminiscence psychédélique. Ce lancer sans retenue dans ce premier album sinueux et insolite, c’est risqué de périr d’un ergotisme fulgurant. Lire la suite »

POUR LA BEAUTÉ DES RESTES: Le soap éthylique

jeudi, janvier 29th, 2015 par Toorsch

I

En franchissant la porte poisseuse de ce rade miteux, j’ai tout de suite senti l’odeur âcre des emmerdes. Vingt ans que je suis dans le métier, alors j’ai comme qui dirait développé un certain flair pour ce genre de choses. Les emmerdes, je veux dire. Le métier en question c’est inspecteur de police, pour ceux qui n’auraient pas encore saisi, et mon « nom d’artiste » c’est Torche; c’est ironique, les collègues m’appellent ainsi car je ne suis pas une lumière. Je suis le champion des affaires non résolues, faut dire aussi que j’ai le chic pour me fourrer dans tous les plans tordus. Et c’est justement l’un de ces plans démoniaques qui m’avait conduit jusqu’à ce troquet, « Le club des buveurs de pintes », fallait que je me rencarde sur les affaires louches du patron des lieux, un certain Jimmy Kiss Kool. Le type est connu dans le milieu, parait qu’il serait le chef d’une petite bande de pochtrons donnant dans la liqueur frelatée faite maison. Plusieurs gaillards de la haute seraient tombés raides morts après avoir goûté au nectar. Et ça commençait à faire tâche à la « Kommandatur », vous voyez le genre? Lire la suite »

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