Archives du tag ‘2016

TURBOKRONIKCINÉ #11

samedi, juillet 8th, 2017 par Toorsch

DERNIER TRAIN POUR BUSAN 

Un film de YEON SANG-HO réalisé en 2016

Avec GONG YOO, SOO-AN KIM et des tas de zombies/contaminés dans un train construit par Alstom et vendu à la Corée.

Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité… Lire la suite »

Chansons d’automne

mercredi, novembre 9th, 2016 par Toorsch

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AGNES OBEL – Citizen Of Glass – 2016

Sous le vent Breton, sur l’île de Ouessant ou dans une citadelle de verre au beau milieu de Berlin-Metropolis. Égaré entre les fantômes furtifs quelque part entre le béton et l’océan. Des opposés qui s’attirent, le plus et le moins de la pile qui insuffle la vie durant la morte saison. Ici juste un piano, esseulé mais vivant, plus que jamais, là des cascades de cordes abstraites et des voix, multiples, doublés, triplés. Des échos.  Lire la suite »

GERARD BASTE – Le Prince de la vigne – 2016

mardi, novembre 8th, 2016 par Toorsch

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Il s’est fait attendre Le Prince de la vigne, le gros Gérard aura mis le temps avant de livrer les cubis de bon gros rouge qui tâche, mais ça valait le coup. Pas d’inquiétude les poivrots, il pique toujours autant avec ses punchlines aux petits oignons et ses beats aussi fat que la truffade. Lire la suite »

Débuts – Variations sur un même thème

mercredi, octobre 19th, 2016 par Toorsch

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Et tandis que la longue limousine noire remonte l’avenue, les badauds se figent, le regard incrédule. Le vent du nord souffle avec plus de vigueur, arrachant aux arbres les dernières feuilles récalcitrantes, elles s’en iront rejoindre les autres, multitude multicolore tombés sur le macadam. Une fois le véhicule disparu dans l’horizon, les gens se remettent en marche, raccrochant les wagons, reprenant le fil de leurs vies anonymes. Un homme resserre un peu son écharpe, c’est qu’il fait froid très tôt cette année. Une femme tente avec difficulté de maîtriser son jeune labrador en laisse, excité par les passages successifs d’un garçon en vélo et d’une fille en skateboard. Un matin de novembre banal, dans une ville de banlieue banale habitée par des gens banals. Le genre de lieu où il ne se passe jamais rien de signifiant, alors quand une longue limousine noire remonte l’avenue… Lire la suite »

Rattrapage sonique ’16 volume 1

samedi, octobre 15th, 2016 par Toorsch

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N’ayant que très peu chroniqué les nouveautés de l’année et la voyant lentement mais sûrement glisser vers son achèvement. Sauf fin du monde. Il est donc grand temps d’entamer les nombreuses séances de rattrapage. Les albums seront probablement chroniqués par paire afin que l’entreprise reste digeste.  Lire la suite »

THE WARLOCKS – Songs From The Pale Eclipse – 2016

samedi, octobre 8th, 2016 par Toorsch

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Typographie façon Leonard Cohen; le Velvet et Syd Barrett dans la viseur, les Warlocks reviennent à la lumière après une série d’albums opaques mais fantastiques. Né bulldozer psyché à la fin des années 90 avant de virer vampire au mitan des années zéro, le groupe semble enfin avoir trouvé le chemin qui mène au Graal Velvetien. Lire la suite »

NICK CAVE & THE BAD SEEDS – Skeleton Tree – 2016

samedi, octobre 1st, 2016 par Toorsch

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Comment aborder un tel album lorsqu’on connait sa genèse dramatique? Comment ne pas entendre des références, volontaires ou non? Sans jouer les charognards de la rime, il est évident que la mort plane sur Skeleton Tree, plus que sur n’importe quel autre album de Nick Cave. Elle frappe ici plus frontalement, sans détours, elle se fait plus désarmante du fait de sa vérité crue. La disparition du fils. Mais si la faucheuse laisse glisser son voile de « Jesus Alone » à « Skeleton Tree », elle fait souvent place à l’apaisement.  Lire la suite »

TONY JOE WHITE – Rain Crow – 2016

dimanche, juin 5th, 2016 par Toorsch

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Un mauvais vent se lève, Tony Joe White sort de ses marécages, un harmonica entre les dents et un alligator en laisse. Après s’être enfermé dans son fief et avoir pratiqué le hoodoo, il vient livrer son dernier né à sa maison de disques. De toute manière, elle n’a pas son mot à dire, elle n’y connait rien en magie noire. Et franchement, je n’aimerais pas être la personne chargée de contrarier le Swamp Fox. C’est un coup à finir avec un crotale enfoncé dans la gorge.

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SANTANA – IV – 2016

dimanche, avril 24th, 2016 par Toorsch

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Il n’y avait plus grand chose à attendre de la part de Carlos Santana, et très franchement le coup de la reformation, ce n’était pas très rassurant sur le papier. Aussi mythique soit le groupe. Pour ceux qui auraient manqué un épisode, IV marque le grand retour de la formation Santana originelle (quasi) et comme son nom l’indique, il fait suite à l’album III, datant tout de même de 1971. On ne compte plus le nombre d’entreprises de ce genre se soldant par de cuisants échecs. Mais étonnement, alors que Carlos semblait se plaire dans son rôle de génie en perdition alignant des albums de duos toujours plus gênants, Santana le groupe fait mentir tous les pronostics avec ce nouvel effort studio réussi de bout en bout. Et cela malgré sa durée de 75 minutes, soit un double LP, en glorieux vinyle. Lire la suite »

MA VIE EN MONO #3: Le Disquaire Day

dimanche, avril 17th, 2016 par Toorsch

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J’ai un problème avec le Disquaire Day ou Record Store Day (pour nos amis anglo-ricains). Si je trouvais cela amusant au début, le principe de mettre nos formidables disquaires en avant, les collectors, la frénésie tout ça, depuis un certain temps cela ne m’amuse plus vraiment. Voire m’agace franchement. Les collectors deviennent de plus en plus faux, les majors abusent en rééditant des choses mille fois rééditées et les tarifs sont délirants. Parfois, un 45 tours inédit ou une rareté sympathique attirent l’œil, mais le passage en caisse est semblable à une sodomie à sec, avec un filet de harissa. « Oui mais c’est une édition limitée mon bon monsieur, regardez, les prix s’envolent déjà sur le net! ». En effet pour couronner le tout, il y a la spéculation, parfois même orchestrée par quelques disquaires peu scrupuleux. Une vaste arnaque en somme. Assez symptomatique du marché actuel du vinyle: pressages pas toujours au top, masters numériques et prix quasiment deux fois supérieurs aux versions CD de semblable qualité sonore. Les majors se gavent une fois de plus, sans avoir retenu la moindre leçon. Restent les indépendants qui souvent font du beau boulot, notamment dans la réédition classieuse de bandes-originales. Waxwork, One Way Static, MondoDeath Waltz ou les historiques labels ritals, là au moins tu sais pourquoi tu passes à la caisse.

Le bon côté du Disquaire Day, pour revenir à notre sujet, c’est que ça amène du monde dans les boutiques. C’est bateau à dire, mais c’est cool. Et ce serait encore mieux si c’était tous les jours le jour des disquaires. Tant qu’à enfoncer des portes ouvertes, en Captain Obvious du bon sentiment, autant y aller franchement. C’est vrai quoi, merde à la fin, bordel de dieu, il faut faire vivre le petit vendeur local, ça suffit avec Amazon! Et cela même si le dit vendeur est un connard (si si ça arrive, pas souvent mais ça arrive), vous croyez franchement qu’il est sympa le PDG d’Amazon? Moi j’ai des doutes. Et l’avantage avec le réel, le tangible, la boutique, la vie quoi, c’est qu’en allant chercher le nouveau Keen’V, si vraiment votre disquaire est le dernier des cons, vous pouvez le lui dire: « Salut connard, je viens récup’ ma reserv’ enculé (toujours user d’abréviations), allez, ciao blaireau! ». Je vous le concède, faut être un sacré enfoiré pour se comporter ainsi, mais au moins vous pouvez le faire!

Allez bisous, pets et amour.

Toorsch’

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