Archives du tag ‘La reprise dominicale

La Reprise dominicale #30

dimanche, novembre 12th, 2017 par Toorsch

SHARON JONES & THE DAP KINGS – The Midnight Rider – 2016

Pour le trentième numéro de cette petite pastille toute entière dédiée à l’art de la reprise, il nous fallait un truc classe (la base). Mais genre vraiment classe (c’est moins évident). La reprise « parfaite » en somme. Celle qui remplit au moins deux critères fondamentaux. D’abord, oser s’attaquer à un titre fort et/ou emblématique, mais aussi l’emmener ailleurs sans tout foutre en l’air… Ce diamant brut, je l’ai trouvé dans la production de la grande et regrettée Sharon Jones, qui nous a bien gâté avec sa démente reprise façon Soul sudiste de l’immense « Midnight Rider » du légendaire Allman Brothers Band. Un titre maintes fois repris, mais jamais de si belle manière.

A partir de là, tout est dit, le moindre commentaire supplémentaire serait futile et pour tout dire bien superflu. Bon dimanche.

Lien Deezer

Toorsch’

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La Reprise dominicale #29

dimanche, novembre 5th, 2017 par Toorsch

LAURENT VOULZY – Qui est « in » qui est « out » – 1979

En guise d’épilogue à son premier (véritable) album studio, Le Cœur Grenadine, le jeune Laurent Voulzy nous a fait le traditionnel coup de l’hommage avec une reprise disco de « Qui est in qui est out », le tube pop de Serge Gainsbourg datant de 1966. Une relecture dansante qui apparaît comme une anomalie, avec ses allures de face B de 45 tours, sur un disque pourtant peu avare en tubes originaux singés par le flamboyant duo Souchon/Voulzy. Qu’importe, la chose se fond finalement sans mal dans cet album ultra pop (bubble-gum) pétrie d’influences diverses. N’en déplaise aux esthètes, robe à paillettes, boule à facettes et autre pantalon patte d’eph siéent parfaitement à ce standard de pop anglaise à la française (oui!). Une merveilleuse anomalie, déjà en 1966 dans le paysage sonore d’une France Gaulliste, qui demeure toujours aussi fraîche sous Giscard, treize ans plus tard.

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise dominicale #28

dimanche, septembre 24th, 2017 par Toorsch

MOTÖRHEAD – « Heroes »2017 (enregistré en 2015)

« Heroes » c’est la chanson qui donne envie d’y croire encore, de marcher droit devant, au beau milieu de la foule ou dans les gravats d’un monde en ruine. C’est l’hymne de David Bowie, son « We Are The Champions » à lui. « Heroes » c’est du super plombé dans les circuits et cette version de Motörhead fait s’animer le moteur d’un feu d’enfer.

Hey Lemmy tu deviens quoi ? T’es mort ? J’y crois pas. Tu sais qu’ils ont donné ton nom à un crocodile préhistorique géant. Carrément ! Six mètres de long qu’elle mesure la bestiole. Ouais mon gars, si c’est pas la classe. Ils peuvent bien se la péter les autres avec leurs abeilles ridicules, leurs papillons bariolés et leurs araignées banales, toi tu as le « Lemmysuchus », littéralement le crocodile de Lemmy. Il y a même eu une pétition pour qu’un nouvel élément chimique porte ton nom, un métal lourd pour être précis. Je ne connais pas le fin mot de l’histoire, mais j’aime l’idée d’un métal lourd nommé « Lemmium ». Ça rend ce monde moins terne. Tu vois Lemmy, tu es un héros, et pas que pour une journée.

« Heroes », l’originale, a fêté ses quarante ans cette semaine !

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise dominicale #27

dimanche, septembre 3rd, 2017 par Toorsch

DEWEY COX – STARMAN 

Dewey Cox fut probablement le plus grand rockeur de l’histoire, présent dès le début de l’affaire, faisant la nique à Elvis Presley et Johnny Cash. D’ailleurs, le célèbre « Walk The Line » de l’homme en noir, n’est-il pas qu’une pâle copie de « Walk Hard », le légendaire tube de Dewey Cox ? Mais passons sur cette basse polémique ne faisant rage uniquement chez quelques historiens du rock un peu zélés…

En 1975, Dewey Cox est devenu ringard, il anime le Dewey Cox Show sur la CBS, un triste spectacle pour ménagères à peine meilleur que le Johnny Cash Show (décidément). Quand il n’y chante pas duo, Cox y reprend les plus grands hits du moment… à la sauce Disco. Faut bien rester dans l’air du temps ma bonne dame. Il n’empêche que Dewey Cox reste Dewey Cox, et lorsqu’il entonne « Starman » de Bowie de sa voix grave, on oublie bien vite le surestimé Ziggy Stardust. Certes, de prime abord l’aspect discoïde déstabilise un brin, mais cela sert plutôt bien le propos spatiale de la chanson. Un véritable tour de force qui fera dire plus tard à un Bowie admiratif : « Je crois que la chanson a enfin trouvé sa voix/voie ». Il ne l’interprétera plus jamais sur scène, pour ne pas salir le travail de Dewey Cox.

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise dominicale #26

dimanche, août 6th, 2017 par Toorsch

RY COODER – STAND BY ME – 1976

Je l’ai déjà écrit dans ces colonnes, Ry Cooder est un trésor, un archiviste doublé d’un musicien du monde, il a su, au travers de son oeuvre, créer des ponts aux quatre coins du territoire connu. C’est aussi un guitariste génial, capable de se la jouer héros de la six cordes, mais l’homme est humble et met son talent au profit de l’effort collectif, sans tirer la couverture à lui. Bref Ryland Peter Cooder est un bon gars. Pour mieux vous situer la classe de bonhomme, voici un petit rappel des faits, très jeune il a joué avec Taj Mahal et Captain Beefheart, il a appris les bases de l’open tuning à Keith Richards et sa guitare slide traîne sur plusieurs enregistrements des Stones, il a aussi produit le Buena Vista Social Club faisant ainsi découvrir la splendide musique cubaine au grand public. Liste non-exhaustive bien sûr.

Ecoutez l’accordéon de Flaco Jimenez se balader avec grâce, apportant une délicieuse touche Tex-Mex. Et les chœurs Deep Soul, entendez ça ! Et enfin le reste ! Quel frisson ! Probablement la plus belle version de « Stand By Me » avec l’originale de Ben E. King. Exit la ligne de basse novatrice qui était pourtant la signature du morceau, place au sud dans toute sa splendeur, chaud, excessif, beau et romantique. Un divorce à la mexicaine que cette relecture définitivement parfaite.

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise dominicale #25

dimanche, juillet 30th, 2017 par Toorsch

GEORGE THOROGOOD & THE DESTROYERS – Move It On Over – 1978

Il s’est un jour passé quelque chose dans le Delaware. Sans déconner. Et je ne parle pas de paradis fiscal. Le jour en question est le 24 février 1950, lieu: Wilmington, objet: naissance de George Thorogood. Flash Forward, 1978, George est devenu guitariste et chanteur de blues tendance électrique et graisseux. Son deuxième album avec son groupe The Destroyers se nomme Move it On Over, d’après la chanson du même nom. Un classique Country & Western du génial Hank Williams, peut-être le premier Rock ‘n’ Roll Animal blanc.

Un classique donc que le combo a électrifié de partout, le rendant méchant jusqu’à l’os. Bad To The Bone, déjà. Pour le coup, cette affaire banale de perdant magnifique se transforme en un hymne revanchard prêt à envoyer bouler la terre entière. Ça sent bon la sueur du Working Class Hero et la bière tiède.

Vous voyez les amis, je ne vous ai pas menti, il s’est bien passé quelque chose de signifiant dans le Delaware.

Lien Deezer

Toorsch’

Le futur de la Cabane

dimanche, mai 29th, 2016 par Toorsch

deLorean

Après plus de deux ans d’existence (avec un petit break tout de même), je crois qu’il est grand temps de faire un micro-bilan et de prévoir un peu l’avenir de La Cabane déviante. Tout d’abord, je suis assez satisfait de la fréquentation du site et de son contenu qui commence à être plutôt riche. Même si j’aimerais vraiment que nous parlions plus de cinéma, de bandes-dessinées et de romans. Pour l’instant 80% des articles concernent la musique, mais cela devrait changer doucement. La récente création des Turbokronikciné oeuvre dans ce sens. Le but avec cette série étant de faire des chroniques rythmées et courtes (c’est pas gagné), sur un ton décontracté et pas trop analytique. On y causera de films de genre, toutes périodes confondues. Lire la suite »

La Reprise Dominicale #24

dimanche, mai 8th, 2016 par Toorsch

songhoy blues

SONGHOY BLUES – Should I Stay Or Should I Go? – 2015

Il arrive parfois qu’une chanson trouve une nouvelle résonance, voir une véritable profondeur au travers d’une reprise. « Should I Stay Or Should I Go? », dois-je rester ou dois-je partir? La question est vitale dans un pays ravagé par la guerre. Complexe aussi, pour cette immense vague de migrants au sort plus qu’incertain. Voilà le nouveau sens que donne Songhoy Blues à ce classique du Clash. Combat rock en exil.

Tout en conservant le punk originel des Anglais, le gang Malien y ajoute le son du désert. Amenant le morceau vers une autre forme de révolte, ou plus justement de résistance. Le résultat est puissant. Combat rock qui jamais ne cesse.

Nul doute que Joe Strummer serait fier de l’hommage et de la symbolique forte que porte  désormais la chanson.

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise dominicale #22

dimanche, janvier 31st, 2016 par Toorsch

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BRUCE SPRINGSTEEN & TOM MORELLO – The Ghost Of Tom Joad – 2014

Une reprise un peu particulière ce dimanche, car c’est l’artiste d’origine qui reprend sa propre chanson, près de vingt ans après l’avoir enregistrée pour la première fois.

« The Ghost Of Tom Joad », l’un des plus beaux storytelling de Springsteen, jamais aussi touchant et profond que lorsqu’il se fait porte-drapeau du peuple. Si le morceau d’origine paru sur l’album homonyme ne faisait pas tant parler la poudre, musicalement parlant, comme pour mieux faire passer son message profond, sa version 2.0 lâche la bride. Poussé dans ses derniers retranchements par l’ami Morello (voix et guitare), le Boss étire et explose sa chanson folk dans un déluge de guitares rugissantes quasi metal sans jamais perdre le fil. L’émotion demeure intacte.

Le fantôme de Tom Joad plane toujours, il a du plomb dans l’aile, il ne vole peut-être plus aussi haut, mais il porte désormais en lui la violence crue de notre époque.

Lien Deezer

Toorsch’

La Reprise Dominicale #20

dimanche, novembre 29th, 2015 par Toorsch

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DISCO DOUBLE FEATURE! 

Pour fêter dignement le vingtième numéro de cette (désormais) saga du dimanche, je vous propose non pas une, mais deux reprises. A la sauce disco qui plus est. J’en entends déjà râler dans le fond, mais leurs pleurs n’y changeront rien, cet épisode scintillera de mille feux, éclairé par une boule à facette géante. Lire la suite »

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