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MA VIE EN MONO #2: Dick Rivers

samedi, avril 16th, 2016 par Toorsch

dick

Je sais, hier je disais vouloir, un temps, fermer les volets de la cabane pour cause d’otite carabinée me faisant écouter la vie en mono. Mais finalement, j’ai réfléchi et je me suis dit (non pas que je suis épais comme un sandwich SNCF), pourquoi ne pas livrer quelques billets d’humeurs? C’était soit ça, soit je faisais un double album sur deux accords narrant mes jours noirs puis mon triomphe sur la maladie. J’aurai même choisi un animal-totem type oiseau de feu… Comment ça je me moque? Jamais!

Bref, si j’entends en mono, j’écoute tout de même, et pas n’importe qui, j’écoute Dick Rivers! Je l’aime bien Dick, je le trouve classe, d’une classe un peu hasardeuse. Mais je le trouve bien plus classe que ceux qui ont prétendument la classe. Vous me suivez? Non? Passons. C’est vrai qu’il peut paraître un peu ridicule lorsqu’il évoque les États-Unis en disant « chez moi » ou « chez nous », alors que tout le monde sait qu’il est Niçois. C’est pas grave, chacun ses tares. Et puis, je le concède, tous ses jeux de mots en Dick ou RiversReverse offrent un boulevard aux moqueurs (Mockers?) de bas étages. Mais bordel de fion, de la sainte trinité du rock and roule français, c’est quand même lui qui fait les meilleurs disques! Son dernier en date, sobrement intitulé Rivers est un must, génialement produit et arrangé par Oli Le Baron (paye ton génie). L’homme sans âge, un chef-d’oeuvre, le live Gran’ Tour, un pur show country-blues-rock à l’américaine. Bien de chez lui quoi…

Dick a la classe, ce n’est pas négociable.

Toorsch’

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DICK RIVERS – L’homme sans âge – 2008

mardi, avril 8th, 2014 par Toorsch

dick rivers homme sans age

Quand -M- écrit un album pour Johnny Hallyday c’est la presse entière qui s’emballe, même les journaux télévisés en causent, c’est dire si l’évènement est national. Et peu importe si au final, l’éléphant accouche d’une souris trisomique. La chose a beau être un naufrage, il y a du grain à moudre et c’est bien la seule chose qui compte. D’autant plus que l’on n’attend plus rien de l’idole des jeunes devenus vieux. La musique n’a absolument pas sa place dans le tourbillon médiatique qui découle du moindre pet du plus célèbre des belges. Par contre, quand Joseph D’Anvers offre à Dick Rivers ni plus ni moins son album le plus classe, c’est le silence radio. Quelques vagues remous dans le presse spécialisée et L’homme sans âge s’en retourne au néant. Il faut bien dire que Dick Rivers est délicat à cerner, il est à la fois grotesque et magnifique, humble et prétentieux. Se voulant Johnny Cash à la française foulant les grands espaces américains, mais restant désespérément Niçois. L’homme a beau jeu d’aligner des albums de grande tenue, il restera l’éternel troisième larron de la sainte trinité des rockeurs frenchy.

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