Archives du tag ‘Mistral gagnant

RENAUD SÉCHAN – Comme un enfant perdu – 2016

dimanche, septembre 4th, 2016 par Toorsch

renaud bio

Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensemble du bonheur de nous retrouver vivants, et sous le même ciel. Toujours debout.

Renaud,
L’Isle-sur-la-Sorgue, 11 mai 2016

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Renaud, pourquoi d’abord? 75-95

jeudi, mai 8th, 2014 par Toorsch

Depuis longtemps Renaud nous a laissé tomber (ou béton, c’est selon), le salaud, il a baissé les bras pour partir se réfugier dans les jupons de la fée anisée, cette salope. Longtemps, je lui en ai voulu, je n’écoutais plus ses disques, trop de mépris et de trahison. Et pourtant, depuis un petit moment déjà, je réhabilite, je redécouvre l’homme et son oeuvre avec le plaisir des premiers jours, le doux parfum des premières fois. C’est que le gars a bercé mon adolescence, ses albums ont rythmé ma vie de jeune homme cherchant des causes à porter avec la démagogie entière et forte de l’ignorant. Bien sûr Renaud est manichéen, mais ce reproche trop souvent entendu n’en est pas un, car il l’est avec la droiture du cœur, l’aplomb du poète et la faiblesse de l’homme. Gavroche, loubard, tendre ou alcoolique, le Renard endosse chaque rôle à l’extrême et jusqu’à l’épuisement. Malheureusement, celui du soiffard a la peau dure, il a eu raison de son inspiration et très probablement de sa vie. Renaud s’est fait dévorer par le Renard, tout comme Gainsbourg par Gainsbarre, cet exemple-étalon tout autant pathétique. Gainsbarre, le monstre de foire ou Renard l’alcoolo solitaire hibernant dans sa tanière, refuge d’un éternel hiver; les deux sont tristes à pleurer. Eh Renaud, pourquoi d’abord tu joues au con? 

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