Archives du tag ‘Renaud

MA VIE EN MONO #11

dimanche, avril 9th, 2017 par Toorsch

Renaud toujours rébou?

Nous y sommes, Renaud roule pour Macron, ou plutôt marche pour lui. Pas vraiment à l’ombre, ça sent le coup de chaud, le pastaga de trop cette affaire sordide. Je sais c’est moche de frapper si bas, mais le coup porté est à la hauteur du coup porté. Œil pour œil, dent pour dent, c’est l’Exode des idées. D’abord il y eut Fillon, « vrai gentilhomme », puis le Christ tatoué dans le dos (avec tout ce que cela contient de modestie) et maintenant le libéralisme crasse, le Thatcherisme feutré. Le tout soutenu par un Renard sans flair. Un beau matériau de base pour une fable de La Fontaine.  Lire la suite »

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RENAUD SÉCHAN – Comme un enfant perdu – 2016

dimanche, septembre 4th, 2016 par Toorsch

renaud bio

Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensemble du bonheur de nous retrouver vivants, et sous le même ciel. Toujours debout.

Renaud,
L’Isle-sur-la-Sorgue, 11 mai 2016

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RENAUD – Renaud – 2016

vendredi, avril 8th, 2016 par Toorsch

renaud

Renaud, tu es un peu comme un vieux pote, un mec que je trouve profondément touchant. Tu fais presque partie de la famille depuis mon adolescence. Mais le problème avec les vieux potes, c’est que l’on manque cruellement d’objectivité. Trop conciliant, trop sévère, il n’y a pas de juste milieu quand on aime. Et c’est peu dire que je t’aime mon Renaud. Et cela même, si je suis plutôt réservé quant à la qualité de tes derniers albums, y compris le nouveau-né. Lire la suite »

La Reprise dominicale #13

dimanche, novembre 2nd, 2014 par Toorsch

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ARNO – Ma Gonzesse – 2014

Disons le d’entrée, ce Bande à Renaud 2 est comme son prédécesseur, un putain d’étron bien fumant fabriqué pour des raisons contractuelles. En gros, un chapelet de reprises façon karaoké beauf balancé par la fine fleur de la variété verdâtre d’hier et d’aujourd’hui (certains invités triple pèsent, mais comme ils ne se sortent pas les doigts de dedans leurs anus, ça annule). Bref, rien de bien folichon, rien que ne mérite de figurer dans la (prestigieuse) série des Reprises Dominicales, rien sauf… Arno.

C’est qu’il ne rentre pas dans le moule comme ça le Tom Waits belge, ce champion de la reprise qui vampirise des chansons issues d’univers si différents, que s’en est presque effrayant. Et fort heureusement, sa version de « Ma gonzesse » ne fait pas exception. Bancale, pochtronne et puant la bière tiède, cette vieille ballade renaît sous la voix défoncée du bruxellois en une superbe chanson à boire.

Merci Arno, tu pètes la classe…

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Toorsch’

Renaud, pourquoi d’abord? 75-95

jeudi, mai 8th, 2014 par Toorsch

Depuis longtemps Renaud nous a laissé tomber (ou béton, c’est selon), le salaud, il a baissé les bras pour partir se réfugier dans les jupons de la fée anisée, cette salope. Longtemps, je lui en ai voulu, je n’écoutais plus ses disques, trop de mépris et de trahison. Et pourtant, depuis un petit moment déjà, je réhabilite, je redécouvre l’homme et son oeuvre avec le plaisir des premiers jours, le doux parfum des premières fois. C’est que le gars a bercé mon adolescence, ses albums ont rythmé ma vie de jeune homme cherchant des causes à porter avec la démagogie entière et forte de l’ignorant. Bien sûr Renaud est manichéen, mais ce reproche trop souvent entendu n’en est pas un, car il l’est avec la droiture du cœur, l’aplomb du poète et la faiblesse de l’homme. Gavroche, loubard, tendre ou alcoolique, le Renard endosse chaque rôle à l’extrême et jusqu’à l’épuisement. Malheureusement, celui du soiffard a la peau dure, il a eu raison de son inspiration et très probablement de sa vie. Renaud s’est fait dévorer par le Renard, tout comme Gainsbourg par Gainsbarre, cet exemple-étalon tout autant pathétique. Gainsbarre, le monstre de foire ou Renard l’alcoolo solitaire hibernant dans sa tanière, refuge d’un éternel hiver; les deux sont tristes à pleurer. Eh Renaud, pourquoi d’abord tu joues au con? 

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