Archives de avril, 2016

SANTANA – IV – 2016

dimanche, avril 24th, 2016 par Toorsch

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Il n’y avait plus grand chose à attendre de la part de Carlos Santana, et très franchement le coup de la reformation, ce n’était pas très rassurant sur le papier. Aussi mythique soit le groupe. Pour ceux qui auraient manqué un épisode, IV marque le grand retour de la formation Santana originelle (quasi) et comme son nom l’indique, il fait suite à l’album III, datant tout de même de 1971. On ne compte plus le nombre d’entreprises de ce genre se soldant par de cuisants échecs. Mais étonnement, alors que Carlos semblait se plaire dans son rôle de génie en perdition alignant des albums de duos toujours plus gênants, Santana le groupe fait mentir tous les pronostics avec ce nouvel effort studio réussi de bout en bout. Et cela malgré sa durée de 75 minutes, soit un double LP, en glorieux vinyle. Lire la suite »

MA VIE EN MONO #6: Le droit de réponse

samedi, avril 23rd, 2016 par Toorsch

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Cher Monsieur Mami,

Vous m’accuserez peut-être d’avoir la rancune tenace, mais qu’importe, il faut que les choses soient dites. La réécoute de l’un de vos vieux tubes, « Parisien du nord », a fait rejaillir en moi de biens tristes souvenirs. Je ne sais pas si vous avez connu d’autres succès depuis, et à vrai dire je ne veux pas le savoir, car entre nous, le lien est rompu à tout jamais. En effet, si j’en crois vos accusations, que l’on peut qualifier d’abjectes, je vous aurais trahi. Sachez cher monsieur, qu’avant de proférer de telles médisances à mon encontre, il aurait fallu que vous ayez des preuves. Or vous n’en avez aucune. De plus, il eut été plus courtois de me faire part de vos griefs en privé et non sur la place publique. J’insiste sur ce fait car de facto, c’est moi qui endosse le mauvais rôle auprès de nos estimés compatriotes. Enfin, je ne doute pas que vous ayez fait l’objet d’une trahison et je suis sincèrement désolé pour vous, mais elle ne vient pas de moi. Je ne peux pas vous avoir trahi étant donné que je n’ai fait l’acquisition d’aucune de vos œuvres. Jamais. En espérant que cela vous oriente de manière plus éclairée vers un coupable plus probable.

J’aimerais vraiment vous dire que nous sommes quittes, que je vous pardonne, mais sans un effort de votre part, je n’en trouverais pas la force. C’est habituellement à cet endroit que les salutations d’usage trouvent leur place, mais ne comptez pas sur moi pour vous gratifier d’une quelconque formule de politesse.

Je ne vous salue pas,

 Toorsch’ 

Pièce à conviction

MA VIE EN MONO #5: The Baddest Cowboy In Town

jeudi, avril 21st, 2016 par Toorsch

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Willie Neslon est putain de badass. Un vrai hors-la-loi, un monument de la musique américaine. Willie Nelson a 82 ans, mais il continue de publier des disques de manière frénétique et tourne toujours. On The Road Again. Il y a fort longtemps, au début des glorieuses 70’s, il a participé, avec Waylon Jennings, à la création du mouvement « outlaw », une branche dissidente de la country music ne répondant pas aux canons réac’ et lisses de la vieille garde Nashvillienne. Ça en dit long sur le mec. D’ailleurs si sa musique est authentiquement country, elle s’affranchit totalement des codes du genre, flirtant avec le blues, le jazz, la pop et même le reggae. Car Willie est aussi un grand fumeur de weed. Une passion qu’il partage avec son pote Snoop Dogg, avec lequel il a fait deux ou trois choses bien sympas (« Superman », « Roll Me Up »). Toujours à propos de ganja, Willie a révélé dans ses mémoires avoir eu l’insigne honneur de pouvoir fumer son joint sur les toits de la Maison blanche. Badass je vous dis, le mec est invité à dîner par Jimmy Carter et il sort son spliff comme ça, à la cool! Et puis, enfin, il a fait partie des Highwaymen, un groupe de potes vachement super, un supergroupe quoi, qui comptait dans ses rangs, en plus du fidèle Waylon Jennings, Kris Kristofferson et Johnny Cash. Soit le quatuor le plus intimidant de l’histoire de la musique ricaine.

« Roll Me Up And Smoke Me When I’m Die »

Mais voilà, je m’inquiète un peu pour Willie, il faut bien dire ce qui est, en ce moment dans mon paysage musical c’est l’hécatombe. Et ce n’est pas facile à supporter. Petit à petit le ciel s’assombrit, et s’il ne fait pas encore totalement noir, ça ne devrait pas tarder. Pas plus tard que maintenant, Prince vient de tomber… Alors accroche-toi Willie, fume autant d’herbe que tu veux, mais accroche-toi, car chaque fois que l’on enlève un poster du mur, on en voit les fissures, les moisissures et les plâtres qui s’effritent. Et puis va savoir, c’est peut-être toi l’immortel du rock, nous avons longtemps cru que c’était Lemmy, mais non. Bowie? Pas mieux. Un bluesman peut-être? Faut croire que non, BB King est mort aussi.

Longue vie à Willie Nelson, l’un des derniers gardiens du temple des hors-la-loi.

Toorsch’

MA VIE EN MONO #4: AXL/DC

dimanche, avril 17th, 2016 par Toorsch

ACDC

L’heure est grave. La nouvelle vient de tomber, c’est maintenant officiel, Axl Rose remplace Brian Johnson sur la fin de la tournée mondiale de ce qui reste d’AC/DC. Voilà qui sonne comme un gros doigt d’honneur au bon sens. Il n’y a que les nostalgiques des Guns pour saluer un pareil naufrage, je précise que j’aime beaucoup Appetite for Destruction, preuve que mon discours n’est pas orienté. Mais franchement Axl Rose, quelle mauvaise blague, non pire, quelle triste blague. Ce mec c’est l’anti-AC/DC et le voir en chanteur de ces derniers, c’est contempler la victoire du cynisme des financiers sur le noble artisanat. Oui je sais, les australiens ne sont plus des artisans musiciens depuis longtemps déjà, mais ils avaient su conserver une certaine forme d’authenticité. Même après la mort de Bon Scott. Et si je préfère de loin la première période du groupe, ce que Brian Johnson a accompli est juste dantesque. Faire survivre AC/DC à la perte de son charismatique chanteur et l’emmener encore plus loin, c’est du jamais vu.

Mais ça c’était avant, avant la maladie de Malcolm Young, le véritable chef de meute. Angus est une jolie mascotte, un logo sympathique, un excellent gratteur mais en aucun cas un leader. Quand Malcolm menait la barque, il savait envoyer les businessmen sur les roses (ouais, elle est facile…), le jeune frangin lui, n’a pas cette force. Du coup les pontes de chez Sony, les yeux rivés sur le tiroir caisse, sont prêt à tout, les cons. De plus, les problèmes de santé de Brian ont abouti à un licenciement pas très propre, pour ne pas dire très moche. Prenez soin de vous Mr Johnson, allez faire un tour dans votre antique Bentley. Il nous restera les souvenirs et un paquet de bons disques.

Courant alternatif ou courant continu, vivement la coupure.

Toorsch’

MA VIE EN MONO #3: Le Disquaire Day

dimanche, avril 17th, 2016 par Toorsch

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J’ai un problème avec le Disquaire Day ou Record Store Day (pour nos amis anglo-ricains). Si je trouvais cela amusant au début, le principe de mettre nos formidables disquaires en avant, les collectors, la frénésie tout ça, depuis un certain temps cela ne m’amuse plus vraiment. Voire m’agace franchement. Les collectors deviennent de plus en plus faux, les majors abusent en rééditant des choses mille fois rééditées et les tarifs sont délirants. Parfois, un 45 tours inédit ou une rareté sympathique attirent l’œil, mais le passage en caisse est semblable à une sodomie à sec, avec un filet de harissa. « Oui mais c’est une édition limitée mon bon monsieur, regardez, les prix s’envolent déjà sur le net! ». En effet pour couronner le tout, il y a la spéculation, parfois même orchestrée par quelques disquaires peu scrupuleux. Une vaste arnaque en somme. Assez symptomatique du marché actuel du vinyle: pressages pas toujours au top, masters numériques et prix quasiment deux fois supérieurs aux versions CD de semblable qualité sonore. Les majors se gavent une fois de plus, sans avoir retenu la moindre leçon. Restent les indépendants qui souvent font du beau boulot, notamment dans la réédition classieuse de bandes-originales. Waxwork, One Way Static, MondoDeath Waltz ou les historiques labels ritals, là au moins tu sais pourquoi tu passes à la caisse.

Le bon côté du Disquaire Day, pour revenir à notre sujet, c’est que ça amène du monde dans les boutiques. C’est bateau à dire, mais c’est cool. Et ce serait encore mieux si c’était tous les jours le jour des disquaires. Tant qu’à enfoncer des portes ouvertes, en Captain Obvious du bon sentiment, autant y aller franchement. C’est vrai quoi, merde à la fin, bordel de dieu, il faut faire vivre le petit vendeur local, ça suffit avec Amazon! Et cela même si le dit vendeur est un connard (si si ça arrive, pas souvent mais ça arrive), vous croyez franchement qu’il est sympa le PDG d’Amazon? Moi j’ai des doutes. Et l’avantage avec le réel, le tangible, la boutique, la vie quoi, c’est qu’en allant chercher le nouveau Keen’V, si vraiment votre disquaire est le dernier des cons, vous pouvez le lui dire: « Salut connard, je viens récup’ ma reserv’ enculé (toujours user d’abréviations), allez, ciao blaireau! ». Je vous le concède, faut être un sacré enfoiré pour se comporter ainsi, mais au moins vous pouvez le faire!

Allez bisous, pets et amour.

Toorsch’

MA VIE EN MONO #2: Dick Rivers

samedi, avril 16th, 2016 par Toorsch

dick

Je sais, hier je disais vouloir, un temps, fermer les volets de la cabane pour cause d’otite carabinée me faisant écouter la vie en mono. Mais finalement, j’ai réfléchi et je me suis dit (non pas que je suis épais comme un sandwich SNCF), pourquoi ne pas livrer quelques billets d’humeurs? C’était soit ça, soit je faisais un double album sur deux accords narrant mes jours noirs puis mon triomphe sur la maladie. J’aurai même choisi un animal-totem type oiseau de feu… Comment ça je me moque? Jamais!

Bref, si j’entends en mono, j’écoute tout de même, et pas n’importe qui, j’écoute Dick Rivers! Je l’aime bien Dick, je le trouve classe, d’une classe un peu hasardeuse. Mais je le trouve bien plus classe que ceux qui ont prétendument la classe. Vous me suivez? Non? Passons. C’est vrai qu’il peut paraître un peu ridicule lorsqu’il évoque les États-Unis en disant « chez moi » ou « chez nous », alors que tout le monde sait qu’il est Niçois. C’est pas grave, chacun ses tares. Et puis, je le concède, tous ses jeux de mots en Dick ou RiversReverse offrent un boulevard aux moqueurs (Mockers?) de bas étages. Mais bordel de fion, de la sainte trinité du rock and roule français, c’est quand même lui qui fait les meilleurs disques! Son dernier en date, sobrement intitulé Rivers est un must, génialement produit et arrangé par Oli Le Baron (paye ton génie). L’homme sans âge, un chef-d’oeuvre, le live Gran’ Tour, un pur show country-blues-rock à l’américaine. Bien de chez lui quoi…

Dick a la classe, ce n’est pas négociable.

Toorsch’

MA VIE EN MONO

vendredi, avril 15th, 2016 par Toorsch

chaton

L’emmerdant ce n’est pas tant la rose que l’otite. D’abord car ça fait mal et qu’en plus de la profonde et insoutenable douleur (ma tolérance est assez faible), ça altère un peu, pas mal, vachement la perception auditive. Et lorsque l’on s’est fixé comme mission d’écouter beaucoup de musique pour en parler ensuite sur l’internet mondial, c’est un peu con. Ça sent le chômage technique cette affaire. Je n’ai rien contre le monophonique, bien au contraire, mais je l’aime chez les Beatles ou chez Phil Spector, pas dans la vraie vie. Soudain tout parait assourdissant, compressé, sans relief, Pink Floyd comme Maitre Gims. Le beau comme la marde! Bref, je suis tout frustré et en attendant que les antibiotiques, ces petites merveilles de la médecine moderne fassent leur effet, je suis obligé de fermer les volets de la cabane pour une paire de semaines. Cela me fend le cœur et un peu le tympan aussi…

PS: Si l’envie vous prend de me plaindre dans les commentaires, n’hésitez pas. Sincère ou pas, je suis preneur. A bientôt.

PS 2: J’ai d’abord songé à coller une image d’otite pour illustrer mon propos, mais c’est sûrement dégueulasse, alors j’ai opté pour un chaton tout mignon. Une valeur sûre.

Toorsch’

CHRISTOPHE – Les vestiges du chaos – 2016

dimanche, avril 10th, 2016 par Toorsch

Christophe

Christophe n’est pas un chanteur, c’est un metteur en scène. Un architecte qui assemble des morceaux de chaos, des vestiges. Jean Michel Jarre a trouvé la bonne formule sur ce coup, en signant le texte du morceau-titre, comme à la grande époque des Paradis perdus ou des Mots bleus. Huit années se sont écoulées depuis Aimer ce que nous sommes, dernier véritable album studio, on sait l’homme rare, perfectionniste. Capable, en bon sorcier sonore, de peaufiner des mois le moindre son de synthétiseur. Chaque album de Christophe tiens donc logiquement un peu du miracle.  Lire la suite »

RENAUD – Renaud – 2016

vendredi, avril 8th, 2016 par Toorsch

renaud

Renaud, tu es un peu comme un vieux pote, un mec que je trouve profondément touchant. Tu fais presque partie de la famille depuis mon adolescence. Mais le problème avec les vieux potes, c’est que l’on manque cruellement d’objectivité. Trop conciliant, trop sévère, il n’y a pas de juste milieu quand on aime. Et c’est peu dire que je t’aime mon Renaud. Et cela même, si je suis plutôt réservé quant à la qualité de tes derniers albums, y compris le nouveau-né. Lire la suite »

BLACK MOUNTAIN – IV – 2016

lundi, avril 4th, 2016 par Toorsch

IV

Cela sonne comme un poisson d’avril. Black Mountain sort un nouveau disque. Après avoir enflammé la scène rock avec leurs deux premiers albums magistraux et déçu avec le pourtant très bon Wilderness Heart, les canadiens de la montagne noire semblaient être à bout de souffle, cramés par trop d’excès. Une bande originale en 2012 puis plus rien. Silence radio. Seulement voilà, IV est le grand disque psychédélique noir venu du froid. Phénix d’acier au fuselage de Concorde. Lire la suite »

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