Archives de février, 2015

WENDY RENE – After Laughter Comes Tears

mardi, février 24th, 2015 par sad1aya

Wendy Rene

The Drapels était un groupe des années 60, constitué de la jeune Mary Frierson, son frère Johnnie, et leurs amis Marion Brittenum et Wilbur Mondie. Une fois leurs chansons écrites, ces jeunes gens de Memphis auditionnèrent aussitôt devant Jim Stewart, et signèrent leur premier contrat sous le label Volt (Stax)… alors qu’ils n’avaient jamais joué nulle part ailleurs auparavant. Avant de quitter le studio, Mary présenta à Stewart ses propres chansons, et obtint un deuxième contrat, solo pour le coup. Le groupe sortit Wondering / Please Don’t Leave début 64 et dut appeler la station de radio locale pour promouvoir leur disque. En juillet 1964, le label produisit Young Man / Your Love Is All I Need, la face B étant écrite par The Drapels et la face B par Earl Hines et Richard Randolph. Le succès ne fut pas au rendez-vous, quoiqu’il en soit Mary enregistra ses propres disques en parallèle, sous le nom de Wendy René, d’après une idée d’Otis Redding. Pourtant, lorsqu’elle chanta la chanson co-écrite avec son frère, After Laughter Comes Tears, ses compagnons dans les choeurs ne furent pas crédités… Booker T. Jones joua même de l’orgue sur ce morceau. Le succès, bien que local, arriva, mais ne revint qu’à Wendy, et le groupe fut peu à peu mis de côté; par dépit, Wilbur Mondie quitta le label, Marion Brittenum quant à elle continua à écrire pour son amie. Son répertoire s’agrandit: son deuxième titre solo, Bar-B-Q (Steve Cropper y joue de la guitare), ne réussit pas à entrer dans les charts, mais elle poursuivit ses enregistrements, notamment avec les artistes maison, comme Rufus Thomas et Otis Redding, dont elle assura les choeurs. A ce stade de sa vie, Wendy avait déjà quitté l’école, ainsi que son premier mari, et en 1967 elle épousa en secondes noces un employé de Stax, James Cross. Sa vie de femme passant par sa vie de famille, Wendy René arrêta sa carrière en 1967.

Le 10 décembre de cette même année, Wendy fut invitée à rejoindre Otis Redding et The Bar-Kays pour un ultime show, mais elle ne prit finalement pas l’avion. Ce choix de dernière minute, celui d’une mère ne voulant pas quitter son foyer, lui sauva la vie, puisque ce vol fut le dernier pour les musiciens…

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BRAND NEW WAYO: Funk, Fast Times & Nigerian Boogie Badness 1979-1983

dimanche, février 22nd, 2015 par sad1aya

BRAND NEW WAYO (CRZR 1001) jacket

En 2011, Uchenna Ikonne, un passionné fou furieux et tenancier du label Comb & Razor, a compilé quinze titres afrobeat de boogie, disco et deep funk nigérian des années 79-83… L’homme est une encyclopédie de la culture et la musique de cette période, et pour cause: né aux US dans les années 70, il a vécu au Nigéria au début des 80’s, avant de retourner chez lui dans les années 90. Lire la suite »

Digression On Elm Street #1: Des images et des sons

jeudi, février 19th, 2015 par Toorsch

digression 01

De l’importance d’une bande-originale et d’un thème fort. Aussi loin que je me souvienne, les musiques de films m’ont toujours transporté, tout autant que les images, parfois même plus. Dans cette première Digression (à ce stade, je ne sais pas s’il y en aura d’autres, mais dans le doute…), je vais revenir aléatoirement sur quelques ornements musicaux marquants du septième art. Personnellement marquant j’entends, pour la complétude et l’exhaustivité faudra repasser.

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WIKIPIZZA #3: FREDDY KRUEGER

mardi, février 17th, 2015 par Toorsch

Vous ne le savez peut-être pas, mais A Nightmare On Elm Street (Les Griffes de la nuit chez nous) est un film tiré de faits réels. Là, vous vous dites: Attends un peu, Les Griffes de la nuit? Le film de Wes Craven? Le machin avec Freddy? Freddy Krueger le grand brûlé qui hante les rêves, non mais tu te fous de nous? Pas du tout, je suis très sérieux… Sortez les pizzas et la bibine et préparez vous à plonger au plus profond du cauchemar…

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La Reprise Dominicale #17

dimanche, février 15th, 2015 par Toorsch

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CARMEN McRAE – The Sound Of Silence – 1967

Il en faut du courage pour s’attaquer à « The Sound Of Silence » de Simon & Garfunkel, le morceau est d’une telle pureté que toute tentative de réappropriation semble bien vaine.

Publiée sur l’album du même nom en 1967, la reprise de Carmen McRae est donc contemporaine à l’originale, ce qui rend l’exercice encore plus casse-gueule. Mais c’est sans compter sur le talent de la dame, l’une des plus grandes vocalistes du jazz, qui transporte « The Sound Of Silence » ailleurs, vers des horizons plus noirs.

Tout dans cette version est excessif, excessivement beau et dramatique. Sur des arrangements soul, Carmen Mc Rae n’interprète pas simplement les paroles de Paul Simon, elle les vit telle une comédienne italienne en léger sur-jeu. Il en ressort un sentiment de puissance absolument dévastateur.

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Toorsch’  

IN THE CANOPY – The Light Through – 2015

jeudi, février 12th, 2015 par Toorsch

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Des nouvelles fraîches de la canopée, après nous avoir régalé avec un premier EP aventureux, nos elfes forestiers sont enfin de retour avec The Light Through. Au travers de six nouvelles chansons, le groupe nous offre un autre voyage, un autre songe, toujours au bord du vide, toujours plus vertigineux.

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ODESSEY & ORACLE – Odessey & Oracle and The Casiotone Orchestra – 2014

mercredi, février 11th, 2015 par Toorsch

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Tirant son nom du chef-d’oeuvre posthume et légendaire des Zombies, ce trio donne naturellement dans la pop baroque acidifiée à forte réminiscence psychédélique. Ce lancer sans retenue dans ce premier album sinueux et insolite, c’est risqué de périr d’un ergotisme fulgurant. Lire la suite »

WIKIPIZZA #2: Never Learn Not To Love

lundi, février 9th, 2015 par Toorsch

The_Beach_Boys_-_20-20

Où il sera question du tueur fou le plus célèbre d’Amérique, des Beach Boys et d’une chanson à la genèse très particulière. Quand les choses virent au sordide, on sort les pizzas et la bière… c’est bien normal.

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La Reprise dominicale #16

dimanche, février 8th, 2015 par Toorsch

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THE KNITTERS – Born To Be Wild – 2005

The Knitters est un groupe de musique country formé par des musiciens du groupe punk X afin d’assouvir sans vergogne ni retenue leur passion pour la musique country & western. Le groupe se spécialise dans la reprise, sans négliger pour autant les compositions originales, allant même jusqu’à reprendre certains titres de X en version country, histoire de boucler la boucle.

Rendue célèbre par le film Easy Rider de Dennis Hopper, « Born To Be Wild » fut pour la première fois enregistrée par le groupe Steppenwolf dans une version que l’on pourrait aisément qualifier de définitive. Aucune des nombreuses réinterprétations ultérieures n’atteindra ce niveau de bestialité, ni ne possédera ce doux parfum de liberté mêlé à celui de l’essence. Les loups des steppes avaient trop la bave aux lèvres pour laisser d’autres prédateurs s’accaparer leur proie…

Sur leur second effort en studio, l’incroyable The Modern Sounds Of The Knitters (mais quelle pochette!), nos punk en mode bouseux de la mort ont enregistré une version totalement démente de ce classique de la contre-culture. Une version qui troque la Harley contre un Massey et l’acide contre une bonne rasade de liqueur frelatée faite maison. Une pure folie régressive et franchement jouissive!

Lien Grooveshark

Toorsch’

JOHN CARPENTER’S Lost Themes – 2015

jeudi, février 5th, 2015 par Toorsch

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C’est peu dire qu’il était attendu ce disque dans le cercle des fans de Big John, tant l’homme nous a régalé par le passé avec les synthétiques ornements soniques de ses films (Halloween, Prince Of Darkness, They Live…). La simple idée d’avoir un peu de rab’ était déjà plus que réjouissante, alors tout un album, c’est le summum de la classe. Mais ne nous méprenons pas, malgré son titre, Lost Themes n’est pas une vulgaire compilation de « fonds de tiroirs » que nous jette hautainement John Carpenter, c’est une oeuvre à part entière, labyrinthique et magistrale.

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