Archive d'auteur : Toorsch

ETIENNE DAHO – BLITZ – 2017

jeudi, novembre 23rd, 2017 par Toorsch

BLITZ

Ce disque est un peu l’événement musical du moment, Daho est canonisé, vendu comme le « Pape de la Pop », la formule sonne pas mal, ça pète en bouche. Le journaliste, il aime bien ça, la petite formule toute faite, livrée clé en main, celle qui permet de vendre un album comme on vendrait la dernière lessive en date ou l’ultime modèle de smartphone. Oui mais voilà, on aura beau vouloir vendre Blitz comme la dernière lessive en date, forcé de constater qu’il ne lavera jamais plus blanc que blanc. Son psychédélisme noir et néon se chargera de happer l’auditeur dans un vortex lysergique aux parfums vénéneux. Dense, foisonnant d’idées et de trouvailles, Blitz est un album de jeune homme, il pourrait bien être le premier effort d’un obscur combo Australien francophile que cela ne choquerait personne. Il y a de la poussière dans Blitz, du plomb et de la lumière, des ténèbres et des nuages légers. Il y a le monde actuel, vorace et incandescent, il y a l’homme nu sous ses obsessions. Il y a Syd Barrett aussi. Et donc la mort. Du pur rock psychédélique palpitant-exaltant.

Et enfin, la pochette est sublime.

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Toorsch’

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ONE BEER ONE SONG

dimanche, novembre 19th, 2017 par Toorsch

#1 HORS SAISON/DARK SAISON – SAVE IT FOR A RAINY DAY

Sous le manteau, le corps frissonne en cette fin de saison hostile. Les feuilles jaunes et rouges jonchent le sol, soldats battus par le vent. Vestiges collés à l’humidité de l’automne. L’été n’est pas sans fin, il faut se rhabiller et affronter encore la nuit précoce et gourmande. Il nous faut plus de richesse sous le palais, des plaisirs plus forts, plus robustes. Du réconfort. La bière de la Brasserie Correzienne est comme les jours qui s’assombrissent, elle se charge d’arômes puissants, elle évoque la terre humide et les champignons qui peuplent les sous-bois sans pour autant verser dans la caricature d’un automne de carte postale.

Dans les enceintes, du réconfort encore, avec les Jayhawks qui alignent une belle série de chansons pour les jours de pluie. Science absolue de la mélodie en toute simplicité, mais suffisamment solide pour tenir la distance dans la déferlante saisonnière. « Save It For A Rainy Day », parfaitement.

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SPRINGSTEEN LIVE ’75

mercredi, novembre 15th, 2017 par Toorsch

Hammersmith Odeon London ’75

Légendaire prestation Londonienne et juvénile d’un Boss en devenir et de son combo de francs-tireurs. Bien entendu, il manque encore quelques pépites au répertoire, mais nous ne sommes que le 18 novembre 1975. Springsteen vient de frapper un grand coup avec Born To Run. Un coup de maître même, après les échecs consécutifs de ses deux premiers albums studio. L’erreur n’étant plus permise, le jeune Bruce y a mis ses tripes et presque laissé sa santé. Le résultat est incroyable, marteau frappant sur le Wall of Sound de Phil Spector, soul blanche bardée de cuivres et jukebox blindé de 45 tours fifties du King ou de Roy Orbison, tout cela à la fois. Beau et boursouflé, adolescent mais déjà encyclopédique. Lire la suite »

La Reprise dominicale #30

dimanche, novembre 12th, 2017 par Toorsch

SHARON JONES & THE DAP KINGS – The Midnight Rider – 2016

Pour le trentième numéro de cette petite pastille toute entière dédiée à l’art de la reprise, il nous fallait un truc classe (la base). Mais genre vraiment classe (c’est moins évident). La reprise « parfaite » en somme. Celle qui remplit au moins deux critères fondamentaux. D’abord, oser s’attaquer à un titre fort et/ou emblématique, mais aussi l’emmener ailleurs sans tout foutre en l’air… Ce diamant brut, je l’ai trouvé dans la production de la grande et regrettée Sharon Jones, qui nous a bien gâté avec sa démente reprise façon Soul sudiste de l’immense « Midnight Rider » du légendaire Allman Brothers Band. Un titre maintes fois repris, mais jamais de si belle manière.

A partir de là, tout est dit, le moindre commentaire supplémentaire serait futile et pour tout dire bien superflu. Bon dimanche.

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BILL MURRAY, JAN VOGLER & FRIENDS

samedi, novembre 11th, 2017 par Toorsch

BILL MURRAY, JAN VOGLER & FRIENDS – New Worlds

A la base, un violoncelle côté hublot sur un vol quelconque, le musicien lui réserve la meilleure place. Un acteur passe, la scène l’interpelle, il demande au musicien quelques explications. Les deux hommes profitent d’un agréable voyage ensemble et promettent de se revoir. Puis il y a les rendez-vous informels, les clubs de lecture, le pont de Brooklyn, les essais musicaux, l’amitié et un projet incongru. Un grand pont entre l’Europe et l’Amérique, un grand mélange entre deux mondes, deux cultures, celle du musicien et celle de l’acteur. Lire la suite »

Laborieux rattrapage sonique #1

lundi, novembre 6th, 2017 par Toorsch

Chaque année à la même période, je prends violemment conscience de mes grandes facultés de procrastinateur en voyant la pile de disques à chroniquer grandir un peu plus toutes les semaines. Chaque année à la même période, je mets donc en route ma grande session de rattrapage et, chaque année enfin, je baisse les bras devant l’ampleur de la chose. Occultant ainsi de trop nombreux albums bien chouettes qui méritaient pourtant une place au chaud sur les étagères poussiéreuses de la Cabane. Vous voilà prévenus, les rattrapages commencent ici, mais les risques d’abandon sont grands. Lire la suite »

La Reprise dominicale #29

dimanche, novembre 5th, 2017 par Toorsch

LAURENT VOULZY – Qui est « in » qui est « out » – 1979

En guise d’épilogue à son premier (véritable) album studio, Le Cœur Grenadine, le jeune Laurent Voulzy nous a fait le traditionnel coup de l’hommage avec une reprise disco de « Qui est in qui est out », le tube pop de Serge Gainsbourg datant de 1966. Une relecture dansante qui apparaît comme une anomalie, avec ses allures de face B de 45 tours, sur un disque pourtant peu avare en tubes originaux singés par le flamboyant duo Souchon/Voulzy. Qu’importe, la chose se fond finalement sans mal dans cet album ultra pop (bubble-gum) pétrie d’influences diverses. N’en déplaise aux esthètes, robe à paillettes, boule à facettes et autre pantalon patte d’eph siéent parfaitement à ce standard de pop anglaise à la française (oui!). Une merveilleuse anomalie, déjà en 1966 dans le paysage sonore d’une France Gaulliste, qui demeure toujours aussi fraîche sous Giscard, treize ans plus tard.

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LES NOUVEAUX BARBARES

vendredi, novembre 3rd, 2017 par Toorsch

LES NOUVEAUX BARBARES

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Plus de cités tranchantes pour leur donner le sein.

Les nouveaux barbares vivent sous l’éboulis,

De la montagne “Dollars” fragmentant les acquis.

La calamine s’enfonce dans les poumons,

Recouvrant la ville d’une crasse trop lourde.

Le nouveaux barbares n’ont plus de noms,

“Fouteurs de bordel”, anonymes sacrifiés.

 

Les barbares aujourd’hui ne sont plus révoltés,

Qu’ils se taisent maintenant ou se taisent à jamais.

Le noir de la graisse comme unique couleur,

Quand la gueule remplace un visage qui meurt.

Anonymes, ils avancent en étrange procession,

Vers une église vide pour le grand enterrement.

La fosse commune comme seul horizon,

Les barbares aujourd’hui se fondent dans le ciment.

 

Plus d’amour ni de tropiques fantasmés,

Maintenant la “Zone” s’étend à perte de vue.

Plus de pays dociles pour apprendre à rêver,

On paye le prix fort pour un petit bout de rue.

Les barbares aujourd’hui ont laché le trottoir,

Écoeurés par le spectacle du vide.

Le rythme absent du laminoir,

Percussion morte sans chaleur torride.

 

Les barbares aujourd’hui n’ont plus rien,

Pas même un fardeau à porter.

En plein cœur, l’acier a frapper,

Il a tué.

Toorsch’

En écho à Bernard Lavilliers et en hommage à la métallurgie française.

H4LLOWEEN

lundi, octobre 30th, 2017 par Toorsch

THE FOURTH HALLOWEEN SPECIAL

SNACKER’S

Snacker’s, c’est le point de chute où se retrouvent les paumés et les épaves de fin de soirée qui ont la dalle. Un petit snack de campagne sur une route déserte, un faux Dinner à l’américaine en dehors de tout, on y sert des frites trop salées et des hamburgers pas terribles à la viande douteuse. Mais c’est le seul endroit toujours ouvert par ici. Un microcosme étrange à la faune atypique, et je ne vous parle pas uniquement des clients. La patronne est une petite vieille très bavarde à l’œil fou, l’emploi du singulier n’est pas une erreur, et à la dentition disons, hasardeuse. Le « cuisinier », lui, est un colosse vêtu d’une blouse crasseuse tâchée de sang. Ce qui est étonnant pour un mec qui ne cuit que des steaks hachés surgelés. Nous y sommes allés, Monsieur Sachet et moi, une nuit de fringale indomptable et bien que nous ayons très mal mangé, nous y retournons régulièrement. Pour le décor, pour le folklore, mais surtout pour les histoires de la patronne. Et qu’importe si des rats rôdent autour des poubelles. Lire la suite »

AFFICHES – Les Années 80

samedi, octobre 28th, 2017 par Toorsch

Pour les enfants que nous étions alors, les affiches présentées ici avaient un doux parfum d’interdits. Vidéoclubs, cinémas, jaquettes de VHS et magazines, ces tentations s’offraient en plus le culot de s’afficher au grand jour. Et quand nous franchissions enfin le Styx en enfournant dans le magnétoscope une copie de troisième génération, nous avions la garantie d’un frisson véritable. Les Années 80 c’était quand même chouette.

1985

1988

1986

1987

1982

1987

Toorsch’

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